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 Suspension d'audience dans ta face! [Avec St Milou-Dada]

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Evori Stevensveld
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MessageSujet: Suspension d'audience dans ta face! [Avec St Milou-Dada]   Lun 17 Nov - 22:54

Sale journée, pensa Evi. Croyez-le ou non mais pour une fois elle n'était pas d'humeur à faire la justice. Son neveu était cloué au lit, sa petite soeur à son chevet et elle? Elle devait rendre la justice. En plus de ça c'est pas comme si l'affaire n'était pas intéressante... Une avocate banale qui défendait une pauvre jeune femme avec un mobile d'acier, pauvre avocate jeté aux loups. Ou plutôt au loup tout seul, Edgeworth. Pauvre gamine, elle défendait dans le vide, elle n'avait pas d'assurance, sortait sans aucun doute de son stage et était là parce qu'elle était commis. L'affaire en elle-même? Oh, un meurtre au couteau à fruits, des empreintes, du sang sur les vêtements... La seule chose qu'utilisait l'avocate pour défendre son client, c'était le fait que sa cliente était épaisse comme une crevette. Mais, toute frèle qu'elle était, tenir un couteau et le planter dans une victime, c'était pas sorcier.
La preuve? Même Evi malade comme un chien ou blessée aurait pu le faire.
Bon, plus ça va et plus la "victime" semblait être selon les témoins un gros connard de stalker dégueulasse qui intentait limite à la vie de la pauvre fille mais le réflexe, c'est d'aller se présenter à la police! Pas de faire un meurtre pour qu'on nous foute la paix! Ou alors ça fait longtemps que les mains d'Evi seraient tâchées du sang de bien des personnes, à vrai dire... si elle devait tuer tous les gens qui l'ennuie, elle joncherait sur un tas de cadavres fumants.  Ah mais je te vois venir, lecteur, oui, Miles Edgeworth en ferait sans doute partie! ...Quoi que, sans lui, qui serait le pauvre type qui se taperait Evi sans arrêt, qui se la coltinerait pour le bien des gens d'Etan? Qui serait là pour subir ses quolibets intempestifs? Merde, même pour elle ça serait plus drôle!
Mais en attendant, cette jeune avocate lui fendait le coeur et, tandis qu'elle retrouvait Charles qui sortait de son audience (la sienne s'était finie, la chance), elle repensa à cette pauvre femme. Cette pauvre avocate. Elle semblait perdue la demoiselle, et elle semblait de mois en moins croire en son client.


"Tsssk, tout ça à cause de la plaidoirie banale de ce type..."

Oui, Evori Stevensveld aimait deux choses dans la vie. Râler, bien sûr, et casser du sucre dans le dos de Miles Edgeworth. Ce que Charles avait bien compris. Et, en grand homme intelligent, il la salua poliment, s'éclipsa et lui promit de la contacter sous peu, tout ça pour fuir la furie qu'elle allait devenir. Remarquez, lui aussi ça lui mettait les nerfs quand elle parlait de ce gars, et une partie d'elle espérait que c'était de la jalousie de la part de son collègue, une partie d'elle qui aurait voulu le crier à la face du monde, mais toutes les autres parties lui disaient de fermer sa gueule.
Pis franchement? Y'avait pas de quoi être jaloux de la place qu'occupait Edgeworth dans sa vie en dehors du tribunal. Entre nous.


"Sale type..."

Mais un peu de retenue, elle était sensée être impartiale au boulot, hein.

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Miles Edgeworth
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MessageSujet: Re: Suspension d'audience dans ta face! [Avec St Milou-Dada]   Mar 18 Nov - 19:30

Quel ennui... Vraiment. Miles était totalement ennuyé. Cette affaire l'avait totalement endormi. N'allez pas croire qu'il ne prenait pas sa journée au sérieux, hein ! Bien sûr qu'il était à fond, comme toujours, sur l'affaire dont il s'occupait. Mais bon, il s'agissait là d'une journée banale. En effet, ce jour là, Miles sortait d'un procès, le genre de procès dont il s'occupait chaque jour. Le genre de procès que vous êtes sûr de gagner, le genre de procès qui vous endort tant c'en est ennuyant. Une avocate débutante avec une plaidoirie très faible, limite inexistante. En même temps, elle n'avait pas eu de chance, la pauvre. Son premier procès contre Miles Edgeworth. Enfin, son premier, peut-être pas, mais on pouvait facilement deviner qu'elle n'avait pas beaucoup d'expérience dans le domaine. Elle était si jeune ! Le but n'est pas là de valoriser le procureur, mais il faut tout de même admettre que ce n'était pas de chance. Oh bien sûr, l'important était de trouver la vérité, et l'accusée était sans nul doute coupable. Seulement, un autre avocat de l'accusation aurait sans nul doute su ménager la demoiselle. Comme si Miles allait la ménager. Il n'avait pas que ça à faire, après tout.

Et devinez qui était la juge sur cette affaire ? Oui, je l'ai entendu au fond. Evori Stevensveld. La juge préférée de Mr. Edgeworth ! Hem. Décidément, il la croisait souvent ces derniers temps. La dernière fois qu'il l'avait vue, c'était chez le légiste, où il s'était tapé une bonne grosse te-hon soit-dit en passant. Mais allez, pas de quoi en faire un plat... ce n'était pas comme si il avait gerbé son p'tit déj dans l'évier du légiste à la simple vue d'un cadavre, après tout... ! Rah. Stupide macchabée. L'affaire était réglée maintenant, notamment grâce à ce passage chez le légiste d'ailleurs. Et en plus, l'état de santé de Miles était déjà bien meilleur. Certes, sa voix n'était pas entièrement rétablie, et crier « objection ! » lui faisait plutôt mal, mais le pire était passé, après tout. Bref. Miles se rendit dans la salle d'attente. En effet, la séance était suspendue pour un petit moment, et le procureur comptait bien en profiter pour faire un léger point sur son dossier, qui lui paraissait anormalement désorganisé. J'espère que Lygeia n'a pas encore tout étalé par terre. Miles remis deux-trois feuilles en place, avant de croiser une certaine juge dans le couloir. Elle tombait bien. Miles s'approcha alors d'elle.

« Ah vous voilà. Je vous cherche depuis un moment. »

Miles sortit alors une feuille de son dossier où y étaient griffonnés quelques mots, d'une écriture petite, mais très soignée. On voyait à l'écriture de Miles que, malgré le fait qu'il ne s'agissait que de quelques notes brouillonnes, il portait tout de même un soin non négligeable à ce qu'il écrivait. D'ailleurs, ne vous attendez certainement pas à trouver la moindre faute d'orthographe là dedans. Miles ne laisserait jamais la moindre faute d'anglais là, allons. En haut de la feuille, à l'encre noire, y était écrit « plaidoirie de la défense ». En effet, il prenait toujours des notes de ce que disaient les avocats durant un procès. Comme chaque procureur, je suppose. Mais Miles y portait un soin... maniaque. Mais malheureusement, cette plaidoirie n'était pas aussi garnie qu'il ne s'y attendait.

« Je souhaitais vous demander votre avis sur la plaidoirie de la déf... ah, quand on parle du loup. »

A peine Miles eut-il le temps de finir sa phrase qu'une jeune femme, ma foi, plutôt charmante, s'avança vers lui, l'air extrêmement énervée. Amusant car, comme vous avez pu le deviner en lisant quelques lignes plus haut, Miles allait demander son avis à la norvégienne sur la plaidoirie de la demoiselle. Il s'apprêtait également à souligner le fait qu'il la trouvait extrêmement faible, au contraire de son réquisitoire plutôt bien garni, pour le coup. Mais il s'arrêta au milieu de sa phrase. Même s'il n'avait pas spécialement envie de la ménager, il était inutile de l'agacer. Bref, Miles porta alors son regard sur l'avocate qui ne lâcha pas un mot. Il se décida donc à briser la glace.

« Un souci mademoiselle ? »

Une larme coula sur la joue de la jeune avocate, et là... WTF ? La jeune femme serra son poing, puis, avec une force qu'elle sortait de je-ne-sais-où, envoya un coup de poing absolument magistral au procureur, qui tâcha tant bien que mal d'encaisser le coup. Il fut si surpris qu'il en lâcha le dossier qu'il tenait dans les mains, dont les feuilles s'étalèrent sur le sol ! Comme quoi, pas besoin de Ly pour ça.

«  Ma cliente elle est... elle est innocente ! » puis dans élan d'agressivité, la jeune femme se tourna vers la juge, la saisissant par le col. « Non coupable ! Vous entendez ? Non coupable ! »

Miles attrapa l'avocate par les épaules pour qu'elle lâche la juge. Puis elle fondit en larme. La journée allait être, encore une fois, longue. Très longue.

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MessageSujet: Re: Suspension d'audience dans ta face! [Avec St Milou-Dada]   Mer 19 Nov - 21:23

Ah bah tiens, quand on parle du loup... Fichu type. Franchement, son aversion était en train de la bouffer, et ce n'était pas bon pour les affaires. Mais passons ces airs pompeux qui n'avaient pas raison d'être et concentrons-nous sur le travail, chose pour laquelle ledit Edgeworth était venu tailler une bavette. Super, en plus elle ne pourrait même pas profiter de son café. Au moins elle allait parler boulot et pour une fois une énième rixe n'exploserait pas. Dieu, grand dieu, saint dieu, que ce type lui filait des sensations controversées, comprenez par là : à contre-courant de ce qu'elle ressentait d'habitude. En général, elle était soit tendue, soit le vide le plus extrême. Genre OSEF de vous, de la vie, des gens j'men bas. Mais avec Edgeworth - le démon foireux de l'accusation, comme elle aimait parfois à l'appeler dans les profondeurs de son esprit- c'était toujours différent et à vrai dire elle se sentait toujours fumante de colère. Bon, l'autre jour non, parce que n'importe qui de malade lui faisait de la peine à la pauvre donzelle, mais ça, c'était pas pareil, elle préférait remettre ça sur le dos de la maladie et ne pas en faire une quelconque empathie qui lui aurait fait perdre son statut de sale pouffiasse, tant aux yeux de ses collègues qu'aux siens. Et si elle pensait qu'elle agissait comme une vraie pouffiasse, elle se disait que par conséquent, les gens devaient penser de la même manière et alors personne ne s'intéresserait à elle à part les gens à qui elle montrait s face réelle, des gens qu'elle choisissait soigneusement.
Et Miles Edgeworth n'en faisait pas partie.


« Ah vous voilà. Je vous cherche depuis un moment. »

Elle lui aurait bien répondu qu'elle, elle faisait tout pour ne pas le voir, le fuyait comme la peste la plus purulente qui soit parce que ça la mettait mal à l'aise( rapport à certaines conneries qu'elle aurait faites... mais demandez plutôt à l'intéressé, il en parlera mieux que moi) et que ça lui fichait les nerfs en compote, la fatiguant pas mal au passage... mais la politesse lui disait de fermer sa gueule. Et à chaque fois qu'elle sentait les mots brusques frapper ses dents pour vouloir s'échapper de sa bouche, elle repensait à la rouste monumentale que lui aurait mis son père ou sa mère en retour. Et étrangement, les mots repartaient sans demander leur reste.
Bon. Et il voulait quoi à venir minauder, le petit procureur cafardeux à sa maman?

Non contente de venir lui casser les pieds pendant sa pause et tandis qu'elle pianotait sur son téléphone, prise par une discussion soudaine avec la nounou des petits, le procureur -ou plutôt le pro-coureur de mes fesses comme parfois Charles aimait à l'appeler sur le ton de la rigolade- lui afficha fièrement une fiche sous le nez. Super, Miles Edgeworth, bon DS, 18/20. Nan, je déconne, mais tu veux quoi avec ta fiche, bordel? Evi n'en avait rien à foutre pour tout vous dire et quand le type se pointa, elle pria intérieurement pour que, pour une fois, il fasse preuve d'intelligence et que ça dynamise un peu ce procès ennuyeux à en mourir.
Mais non, le con était juste venu lui présenter ses notes. Super, très jolie écriture, mais je m'en fous, aurait-elle bien répondu du tac au tac.


« Je souhaitais vous demander votre avis sur la plaidoirie de la déf... ah, quand on parle du loup. »

Mais démerdes toi avec ça mon pote c'est toi qui t'es donné une image de mec incassable, vas te tamponner avec de l'éther pour te soigner et fous-moi la paix! ..C'est à peut près ce qu'Evi dû se retenir de dire, en des mots plus soignés, bien sûr, elle faisait attention à son langage mais, dans l'idée, c'était ça. L'avocate en question arrivait, son dossier très, TRES serré dans une de ses mains. Son autre main, libre, se balançait frénétiquement au rythme de sa marche. Les sourcils de la demoiselle, froncés, poussèrent ceux de la juge à se lever, soulevés par un questionnement interne ainsi amené. Elle semblait en colère, en déduit la juge.  La rage semblait même la bouffer, la détruire de toute part, comme elle était parfois exténuée, et ça se comprenait, attendez, elle venait sans doute causer à Miles Edegworth! De quoi avoir les nerfs.
Sans plus observer sa collègue toute fraîche, elle jeta donc un regard à l'être exécré en cet instant. Lui aussi était en train d'observer son adversaire, cette jeune et fine fleur qui encore une fois rendait en quelque sorte Evi malade de jalousie. Qu'elles étaient jolies, les filles, ici, qu'ils étaient élégants et positivement regardables, les gens à Etan! ..Et ça lui foutait les nerfs, à notre blonde. Mais enfin, bref, tout comme elle le faisait il n'y a pas 5 secondes, Miles Edgeworth observait la colère sur les adorables traits de cette avocate. Ou plutôt, tout comme elle, il tentait de déchiffrer ce que cette rage soudaine et tumultueuse voulait dire.
Pour Stevensveld, ça ressemblait à de l'aversion pure et simple? Pour un peu, on lui aurait filé un couteau qu'elle aurait planté le procureur trop sur de lui sur place, là, maintenant.


« Un souci mademoiselle ? »

Et alors qu'elle allait faire un signe à l'huissier de justice près de la porte... Miles Edgeworth se mangea un gnion monumental, spectaculaire.

«  Ma cliente elle est... elle est innocente ! »
La juge n'eut pas le temps de décoder ce qui venait de se passer sous ses yeux qu'elle se fit empoigner par la jeune femme. Et non de dieu de tonnerre! Cette femme avait la force d'un boeuf! Dans d'autres circonstances, la nordique aurait applaudit tant de force et de vigueur mais là, là elle allait se faire embrocher, bouffer menu et tailler en pièces par une avocate pas si frèle que ça.

« Non coupable ! Vous entendez ? Non coupable ! »
Pas besoin de secouer comme ça, enfin, sinon c'est sûr qu'elle n'entendrait pas!
En plus d'être mignonne comme tout, elle avait de quoi se défendre. Mais bordel. On ne TOUCHE PAS la lavallière d'Evori Stevensveld sans se manger une tarte, généralement. Mais encore plus que ça, ce que ne tolérait pas ladite Stevensveld, c'était du chahut dans son tribunal. Pas de ça chez nous ou c'est la fessée!

Et tandis qu'un huissier se bougeait enfin les fesses pour venir voir c'était quoi ce bordel, Miles Edegworth chopa la jeune avocate courroucée et la remit à sa place. Nan mais fallait voir ça, hein, j'te la chope comme si.. j'sais pas, imaginez un ours qui chasse le saumon, ben, là, ça lui filait cette image là en tête à notre juge. Déjà, la petite qui avait fait preuve de force mais là, l'autre qui en rajoutait une couche! Bon, ben voilà, maintenant Evi se disait qu'elle était qu'une faiblarde en plus.
L'avocate fondit en larmes. Un coté d'Evi la poussait à agir comme avec Noé, cependant, le juge qui sommeillait en elle n'était pas d'accord avec ça. Faut des ballz, des vrais bonnes grosses ballz pour être avocat. Et craquer comme ça... c'est pathétique.
Faisant un signe de tête à l'huissier pour lui indiquer que tout allait bien, elle jeta un regard glacial à la jeune et jolie demoiselle et, bien qu'elle ressentait de la compassion, elle se força à être froide pour mieux faire comprendre à cette femme comment devait être, à ses yeux, un avocat.


"..Ne pleurez pas et relevez la tête..." soupira t-elle, entre ennui et déchirement.

L'avocate n'en fit rien. Elle était maintenant secouée de sanglots, son dossier au sol, celui d'Edgeworth aussi, un bazar sans nom. Un bazar qui aurait rendu Evi chèvre si elle y avait prêté d'avantage attention. Mais là, son attention était toute tournée vers cette avocate qu'elle voulait voir grandir et s'épanouir comme tous les autres qu'elle avait vu au cours de sa vie, amis comme inconnus. A sa manière - très maladroite -, elle tenta de bosster notre demoiselle en détresse. A sa manière, j'ai dis.


"Relevez-vous! s'exclama t-elle plus fort. Vous ne pouvez pas vouloir protéger votre client et vous montrer si faible!"


Non de non. Elle se comportait comme feu son grand-père Olaf. Une vraie teigne, qui lui avait appris certaines de ses manières dans le sang, la sueur et les larmes. Sa mère avait d'ailleurs acquis la même compétence et il semblait que pour Evi, l'école la plus dure était aussi celle qui frappait le plus, apprenait sans doute au mieux. Une éducation et une discipline rugueuse, aussi rugueuse que le climat Norvégien, capable des meilleures douceurs comme des pics de froid les plus atroces. Son regard de glace, destructeur, était toujours rivé sur l'avocate dans le devenir.

"Et personne, je dis bien personne! Personne ne me fera l'affront de se battre dans ce tribunal! Vous êtes avocate ou bien encore en école?! Allons, du nerf! C'est ce dont un vrai avocat fait preuve!"

Ben quoi? Miles voulait pas la ménager? Ben Evi, elle, elle le voulait. Parce que c'est avec cette dureté qu'elle avait été si loin et qu'elle était maître d'elle-même.
Mais quand même, une petite partie de sa psyché avait kiffé grave voir Edgeworth prendre un bon grand pain en pleine poire. Etrangement, elle avait eu une sensation très, TRES agréable en voyant ça.
Non de non, c'était vil, ça.

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Miles Edgeworth
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MessageSujet: Re: Suspension d'audience dans ta face! [Avec St Milou-Dada]   Mer 19 Nov - 22:48

Seigneur, ce pain remit le procureur d'aplomb. Non pas qu'il ne l'était pas déjà, mais ça eut au moins le mérite de le tenir un peu plus éveillé, nom d'un chien. Il faut dire qu'il ne s'y attendait pas, il avait bien vu qu'elle était énervée, mais de là à lui mettre une rouste, y'a des limites. Non mais sérieusement, le procureur était bien conscient qu'il pouvait éventuellement déplaire aux autres de part son attitude arrogante et d'autres points plus ou moins négatifs de sa personnalité, certes, je vous l'accorde, mais vous iriez jusqu'à lui en coller une, vous ? ...non, ne répondez pas. Quoi qu'il en soit, aussi loin que le procureur poussait ses souvenirs, il ne se souvenait pas déjà s'être fait agresser de la sorte, en plein tribunal, devant une juge, par un quelconque avocat de la défense ! Et il était certain que cette mégère de juge norvégienne de mes deux avait pris son pied en voyant ça. Saleté. Encore un peu et elle riait, ça se voyait dans ses yeux. Rah. Enfin. Le procureur passa instinctivement une main là où il avait été frappé. Ça faisait mal, elle l'avait pas raté. Il jeta donc un coup d’œil à sa main et... AH, DU SANG ! Nom di diou, mais c'est qu'il saignait de la bouche ! Et qu'est-ce qu'elle fichait l'autre ? Evori venait tout simplement de faire un signe au huissier pour lui dire que tout allait bien. Tenez, serait-ce...de la compassion ? Ah ! Mais c'était une blague ? De la compassion ! De la part d'Evori Stevensveld ! Edgeworth eut limite envie de se taper une bonne grosse barre rien que pour le geste, mais il ne le fit pas. Un peu de politesse, que diable. Miles finit alors par lâcher l'avocate qui semblait un peu calmée, et qui venait de s'en prendre à la juge également. S'il ne l'avait pas retenue il était certain qu'elle aurait très certainement pété son câble et frappé la juge également, mais Miles se retint de faire la réflexion. C'est pas comme si il avait spécialement envie de s'en manger une autre.

Bref. Stevensveld semblait décidée à faire une leçon de morale à la con à cette faiblarde d'avocate. Oui, faiblarde, car pour Miles, une personne qui ne contrôlait pas ses émotions de la sorte, ce n'était rien d'autre qu'une pauvre, pauvre faiblarde. Sincèrement, elle ne deviendrait jamais une grande avocate tel que Phoenix Wright ou Mia Fey si elle se comportait de la sorte. Un avocat, ça doit savoir prendre sur lui, être fort. Accepter la culpabilité de son client, ou alors pouvoir prouver son innocence. En l’occurrence, aucun des deux n'avait été fait. Et cela incitait encore moins Miles à ménager cette idiote, alors, qu'à l'inverse, la norvégienne semblait noyée de compassion. Une situation rare, soit-dit en passant, bien que le procureur ne détecta pas ce sentiment immédiatement. C'est vrai, ce n'est pas comme si il éprouvait de la compassion à tout va. Et encore moins ce jour-ci, croyez-moi. Tandis que le sang formait un mélange absolument divin avec salive, Miles sortit un mouchoir de sa poche pour le poser sur des lèvres. Je vous vois venir, mais non : Miles avait ce jour-là un paquet de mouchoirs sur lui car il n'était pas encore totalement guérit. Il poussa un soupir, puis tourna son regard vers la juge qui était en train de tenter (et j'insiste sur tenter) de motiver la bleue.

« A quoi jouez-vous, Votre Honneur? »

Miles croisa les bras puis serra le mouchoir dans sa main. Il reprit une fois encore l'air hautain qui lui sied si bien, puis lança un regard Ô combien froid à la demoiselle.

« Laissez-moi vous dire, 'maître', que vous n'arrivez jamais à rien avec cette attitude. C'est pathétique. »

L'avocate fronça les sourcils en essuyant ses larmes. Certes, le discours d'Evori semblait l'avoir encouragée ne serait-ce qu'un peu, mais ce pic de Miles venait de faire retomber toute sa motivation regagnée, mais ça, le procureur n'en avait que faire. Qu'elle se démerde, il n'était pas là pour jouer les baby-sitters, pour faire un cours à cette idiote et encore moins pour se faire taper dessus. Non mais oh.

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MessageSujet: Re: Suspension d'audience dans ta face! [Avec St Milou-Dada]   Mer 19 Nov - 23:25

Bon, tant pis pour le temps de trève. Vous me remettez en question alors que vous gerbez devant un cadavre, Miles le boulet? Ok, je m'en vais de ce pas vous foutre une pétée dont vous aurez le souvenir. Si les yeux d'Evi savaient parler, c'est exactement ce qu'ils diraient. Son regard, qu'elle n'avait pas prit la peine de changer (pourquoi faire?) se tourna vers ce pauvre type et croyez-moi, si on avait pu briser les gens juste avec une paire d'yeux, le puissant relent de rejet qui s'en échappait aurait abbatu Edgeworth sur le champ. Mais avec Von Karma il avait dû en connaître d'autres, n'est ce pas? Parfois Evori se plaisait à se dire que Von Karma avait été comme sa mère. Et allez savoir pourquoi mais savoir que Edgeworth avait dû en baver lui procurait une joie maligne et fortement mal intentionnée tout à fait malsaine. D'ailleurs, à bien y réfléchir, il y avait quelque chose de malsain dans le rapport qu'elle entretenait avec ce collègue. Et encore une fois, une fois n'étant justement pas coutume, elle allait se prendre le chou avec son ennemi intime, son adversaire naturel, j'ai nommé le sus-dit Miles Edgeworth.

"Ce que je fais, bougre de crétin? J'ai l'air d'aller à la cueillette aux cèpes, peut-être?! Utilisez donc votre prétendue logique, faites fonctionner vos neurones un instant! Et n'essayez pas de grapiller votre victoire comme ça, bon sang! Et vous! Relevez la tête, non d'un chien! J'ai horreur de la pitié et non , NON, vous ne voudriez pas me voir sur mes nerfs! Allez!"

Bon, pour le coup, l'avocate lui balança un regard de chien battu qui craint le retour de bâton. Non de dieu, qu'elle était cruche elle aussi, tiens! Rah, mais c'est pas vrai!

"Rah, mais qu'est ce que c'est que cette mascarade, je suis dans un tribunal ou un jardin d'enfants?! Si j'ai à m'occuper de gamins, figurez-vous que j'en ai deux chez moi qui m'attendent, et eux, AU MOINS, ils ont eu une éducation rude mais qui leur a permis de ne pas plier sous un poids si ridicule! Et vous avez tous les deux de la chance de ne pas subir de blâme pour vos violences! C'est quand même fou d'en arriver..."

Oui, bon, hein, la maîtrise de l'anglais c'était pas encore tout à fait ça alors elle chercha un peu son mot, et ne pas le trouver la mettait en rogne. N'en laissant rien paraître, elle sembla d'extérieur se calmer d'une traite. D'extérieur, en fait, elle donnait l'impression de passer du coq à l'âne avec une vitesse fulgurante.

"A de telles extrémités pour calmer le jeu. Et maintenant, si vous le voulez bien, je vous suggère de prendre vos dossiers, d'y travailler calmement et si il vous vient l'envie d'éventrer votre collègue pour réduire à néant la défense ou l'accusation, faites donc comme moi et détendez-vous avec un café... Ah, et évitez aussi de croiser des collègues qui viendraient vous importuner... et à ces dires, elle ne put empêcher son regard de fusiller Edgeworth avec toute la force d'une avalanche, surtout si vous avez profondément envie de lui en flanquer une. Passez vos nerfs sur autre chose. Personnellement, je les passe sur les échecs et c'est très bien comme ça."

Si vous saviez le nombre de fois ou elle s'était prise à rêver d'écraser ses collègues comme sa reine qui mettait toujours en déroute les pauvres pions, tours, cavaliers ennemis... Ah qu'elle l'aimait sa reine noire. Encore plus depuis que Charles lui avait offert un beau set bordeaux à ridiculiser. Quand je vous le dit qu'il y avait un truc malsain avec elle. Démonter tous les cavaliers adverses, c'était devenu son kiff quotidien, et les faire tomber dans un échec et mats? Un vrai putain de délice. Quand elle mettait sa pétée à Noé, c'était pas trop drôle, mais à Charles c'était juste le pied. Mais enfin, de ça, on s'en fout et tandis qu'elle y pensait avec un soupir amusé, elle se reprit et se dit que ses collègues aussi, ils s'en foutaient et qu'elle avait une petite avocate à remettre dans le droit chemin.
Elle lui aurait bien foutu un coup de code pénal mais, après sa tirade sur la violence, ça le faisait pas trop.


"..Bon. Tant pis pour le café?"

Ben, oui, secouée comme elle l'avait été, le café l'avait été aussi et par conséquent, elle en avait plus dans sa tasse. Dommage, parce que son thermos aussi devait être vide. Et à cause de tout ça, elle allait devoir se taper le café infect de la machine. Quoique Edgeworth devait sans doute avoir du thé quelque part, vu que de toute façon, ce gars sentait les épices à thé à des kilomètres à la ronde.
Oh, et puis OSEF parce que, de toute façon, réclamer, ça se fait pas et puis à Edgeworth?! Ce mec avait le mot RADIN écrit sur la face.


"Et vous l'avocate, ménagez-vous un peu, personne dans ce monde ne sera indulgent avec vous."

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MessageSujet: Re: Suspension d'audience dans ta face! [Avec St Milou-Dada]   Jeu 20 Nov - 22:30

Oh seigneur, mais pour qui elle se prenait celle-là ! Ah, ce qu'elle l'agaçait, mais ce qu'elle l'agaçait ! Sincèrement, si elle souhaitait se noyer dans sa compassion ridicule, qu'elle le fasse, mais Miles ne s'abaisserait pas à de tels sentiments. En fait, il avait une réelle aversion pour des sentiments si... ridicules. Non, ne vous méprenez pas ; Miles n'était pas un monstre sans cœur, mais en l'occurrence, la compassion lui paraissait totalement déplacée. Il s'agissait juste là d'une avocate qui avait perdu son sang-froid. Le problème ne venait de personne d'autre qu'elle ; si elle voulait grimper dans le métier, il fallait qu'elle fasse abstraction de ses propres sentiments. Triste, certes, mais tel était le monde de la justice. Soit l'avocate assumait son boulot, soit elle allait voir ailleurs. Telle était la  philosophie du procureur ; il avait toujours été élevé comme ça, et par un génie, s'il vous plait. Et il était persuadé que la compassion dans ce genre de situation, c'était pour les faiblards, les nuls. Vous savez quoi ? Evori Stevensveld n'était rien d'autre qu'une pauvre faiblarde. Personne dans ce tribunal n'avait de temps à perdre avec des gamins pas encore prêts à plaidoyer. Jamais Von Karma n'aurait laissé Miles commencer sa carrière alors qu'il était si peu formé, allons. Edgeworth serait d'ailleurs bien allé voir le mentor de la demoiselle pour lui remonter les bretelles ; envoyer cette fille au tribunal, c'est comme lâcher un steak au milieu d'une meute de chiens enragés ! Et puis, cette autre péteuse de juge, là ! Elle pétait une durite ou quoi ? Elle avait traité Miles de gamin ! De gamin ! La juge la plus immature d'Angleterre – au yeux de Miles, tout du moins ! D'ailleurs soit-disant qu'il aurait été violent ! Et puis quoi encore ? Il te la foutrait en pleine poire, là tu aurais une bonne raison de le taxer de violent !

...bref. Calmons-nous. Surtout toi, Miles, je te sens étrangement tendu... ? Ah, oui, sans doute parce que tu L'ES ! Le procureur canalisa cet énervement, pour apparaître toujours aussi distant que d'habitude. Vous connaissez la posture, bras croisés, regard hautain... Seul l'index qu'il tapotait nerveusement sur son bras gauche trahissait sa profonde antipathie pour Evori Stevensveld. .. Ah. Ce qu'elle le crispait. Franchement, elle était l'une des seules personnes pour qui il perdait tant de sang-froid, ou du moins pour qui il éprouvait tant de... haine ? Non, le mot est mal choisi. Mais vous comprenez l'idée, la seule personne pour qui Miles éprouvait de la haine, c'était Von Karma. En fait, Stevensveld était à mille lieux de Von Karma. Mais, aussi loin que Miles remontait dans sa carrière, jamais il n'avait ressenti une telle aversion pour un juge. Et pourtant, des juges cons, il en connaissait un bon paquet, si vous voyez ce que je veux dire. En fait, la relation qu'il entretenait avec cette personne était absolument infecte. Il n'y avait pas d'autre mot. Il n'éprouvait aucune sympathie pour elle, alors qu'autant qu'il le sache, elle ne lui avait jamais rien fait d'impardonnable. Deux ou trois pics çà et là, mais rien de plus. C'était peut-être sa tronche qui ne lui revenait pas ? Quoi qu'il en soit, Miles poussa un long soupir désagréable qui aurait pu se traduire par un magnifique fuck de façon tout à fait vulgaire.

« Vous m'agacez avec votre compassion idiote. »

Et ces mots cinglants sortirent de sa bouche tout à fait naturellement, avec toujours cet air hautain qui ne changea pas d'un iota. Oh, n'allez pas croire que Miles était quelqu'un de méchant surtout, car ça n'était pas le cas. Autant pouvait-il être dur, sévère, peu agréable et sarcastique à en mourir, jamais il ne se laisserait aller à manquer de respect à qui que ce soit, et encore moins à un juge. Mais là, il s'agissait de l'exception qui confirmait la règle. Elle l'agaçait tellement qu'il n'avait pas envie de faire le moindre effort, c'est dire. Il se serait presque cru dans la peau de sa demi-sœur pendant quelques secondes, avant de reprendre ses esprits. Non mais oh, s'il commençait à se prendre pour la Von Karma, c'en était fini. Enfin. Bien sûr qu'il s'attendait à ce que la juge le taxe de sans-cœur, d'imbécile, voir même de gamin comme elle l'avait fait quelques secondes avant, mais il s'en contrefichait. Ces insultes, ça ne l'atteignait même plus. Comme s'il se blasait.

« Vous n'êtes pas là pour coacher les avocats, que je sache. »

Sans le savoir, il venait peut-être de déclarer la guerre.

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MessageSujet: Re: Suspension d'audience dans ta face! [Avec St Milou-Dada]   Jeu 20 Nov - 22:55

"Non, effectivement, répondit du tac au tac la juge dans un sourire des plus magnifiquement mavaiso-mielleux qui soit, mais je connais en revanche des procureurs qui mériteraient qu'on leur fassent des cours en matière de diplomatie. Oh, je ne sais pas.... Vous? Par exemple?"

Sombre crétin! Oh, ce que je vous hais, stupide, stupide petit cafard! Rah non de Diou, si elle le pouvait elle lui claquerait bien la tête contre le mur pour mieux lui faire comprendre, puisque les mots n'étaient pas assez. Je suis le boss et toi? Un larbin, un sujet, rien de plus, qui me doit allégeance et respect! Sans plus de mots, une colère lourde, sourde se faisait soudainement ressentir. Pour l'avocate, franchement, c'était pas le moment d'être prise entre deux eaux, le courant fougueux de la juge contre le calme effrayant du procureur. Très mal calée entre deux feux, voilà ce qu'elle devait être. Mais là, Evi s'en fichait. Ce type était en train de la jauger et croyez-le ou non, mais s'il pensait qu'elle était au paroxysme de la rage, il se trompait, et bien : elle en était bien loin, elle était seulement agacée. Enfin, non, bien sûr, elle était en colère, mais pas au point non plus le plus critique.

"Je vous rappelle que sans la défense pour présenter son point de vue, maître... Dieu que ça lui faisait mal de l'appeler maître, aujourd'hui. Sans la défense vous n'êtes qu'un pantin avançant dans le vide. Oui, parce que votre travail seul ne permet pas de rendre la justice, excusez-moi de vous redescendre sur Terre. Votre manie de vous prendre pour le sens même du mot justice m'exècre."

Toujours coincée entre ces deux insipides personnages, l'avocate cessa ses chouinements. Evi se tourna donc vers elle et, sans la moindre indication claire sur ce qu'elle ressentait (alors même que quelques instants plus tôt, son regard seul hurlait à la face du monde qu'elle allait dilapider Edgeworth sur place publique), la regarda, de haut, relevant légèrement la tête à la manière des pires connards de ce monde.

"C'est fini? ...Enfin. Franchement, si vous espérez seulement être avocate, et pas vendeuse de salade, vous devriez AU MOINS avoir des nerfs; ou les types comme lui vous mettront à mal. Et maintenant, remettez moi donc votre dossier en place."

Figurez-vous que l'avocate allait le faire, ou du moins semblait partie à obéir bêtement mais, aux yeux de la juge, elle ne se montrait pas ici culottée, juste stupide. C'est pourquoi, avec un sourire mauvais qui se voulait narquois, elle coinça une des feuilles de note de la défense sous le talon de ses chaussures à bride. Et tandis que mademoiselle l'avocate des bacs à sable relevait la tête en se demandant sans aucun doute à quoi jouait cette sale blondasse, Evori lui sortit un sourire rempli du plus machiavélique des charmes (en des mots plus cru, elle lui balançait un sourire doux à la face, mais le genre où tu sens que y'a un gros problème derrière).

"Ah ah? Oh, qu'est ce qu'il y a, mademoiselle? Vous me semblez bien dans l'embarras..."

Vous êtes une pouffiasse" devait sans doute penser la défense. Comme tout le monde le pensait d'elle, quand elle en avait envie. Et elle avait raison, la jolie petite avocate. Evori Stevensveld était une pouffiasse taillée dans le roc par des connards en chef, à savoir sa famille. L'avocate tenta de la déstabiliser par un regard noir. Ce qui se solda d'un échec et d'un soupir mauvais de sa nouvelle adversaire.

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MessageSujet: Re: Suspension d'audience dans ta face! [Avec St Milou-Dada]   Sam 20 Déc - 20:47

Miles soupira. Tandis que la jeune avocate lançait un regard noir à la Norvégienne, celle-ci s'amusait à écraser son dossier avec sa chaussure ! Quelle humiliation ! Le procureur n'aurait jamais toléré qu'une juge lui fasse un tel affront. Et puis, en tant que personne, il n'allait tout de même pas laisser Stevensveld jouer avec cette avocate de la sorte! Quelle gamine, je vous jure ! Cette femme ne faisait qu'épater notre procureur par sa puérilité. Edgeworth lança alors un regard intrigué à Evori. Sincèrement, soit elle s'amusait avec l'avocate en grosse sadique qu'elle était comme un jouet sans intérêt, soit elle était sérieusement lunatique. Ou les deux, peut-être. Quoi qu'il en soit, ce qu'elle faisait n'avait aucun sens et aucun intérêt ni pour l'avocat, ni pour personne.

« Peut-on savoir ce que vous faites? »

Il venait de ravaler un « idiote ». Insulter cette imbécile heureuse ne menait à rien, elle était beaucoup trop bornée. Cette situation en était bien la preuve ! Et l'autre avocate à côté, qui n'osait rien dire ! Bah oui, quand on frappe un procureur, généralement, après, on la ferme, hein. Ah, idiote ! Idiotes ! Miles n'était entouré que d'idiotes ! Il fallait bien qu'il fasse quelque chose, il n'allait pas rester planté là, à attendre que boucles d'or ait fini son caprice, non plus ! Ils avaient tous mieux à faire, il en était persuadé.

Miles se baissa alors pour récupérer ses propres feuilles qui étaient tombées suite au coup de poing, puis, d'un geste furtif, il attrapa la feuille qui était coincée sous la magnifique chaussure de la juge, en la faisant glisser sous le talon. Il tâcha d'ignorer le regard noir que la Norvégienne devait très certainement lui lancer, puis tandit la feuille à la défense.

« Nous sommes dans un palais de justice, pas dans une cour de récréation. » s'exclama-t-il, fusillant Evori du regard.

Il se tourna ensuite vers l'avocate.

« Quant à vous, hors de ma vue. J'ai trop de travail pour faire du baby-sitting. »

Ni une ni deux, la jeune femme poussa un soupir et tourna les talons pour se rendre certainement très loin de ces deux êtres infects. Sérieusement, elle aurait mieux fait de ne jamais se frotter à eux. Miles détourna le regard de cette personne qui ne présentait désormais plus aucun intérêt pour lui, puis il se recentra sur son souci actuel : Evori Stevensveld. Il s'apprêtait à lui faire une longue tirade sur le fait qu'elle avait été puérile et stupide, mais l'idée de lui faire la morale en public devant magistrats et huissiers ne l'enchantait pas réellement. Il n'avait pas envie de se donner en spectacle.

« Puis-je vous parler en privé ? » s'exclama-t-il, désignant avec un geste de la tête la pièce innoccupée qui se trouvait derrière eux.

En réalité, ce n'était pas vraiment une question. Ca sonnait plutôt comme un ordre ; un ordre poli, je vous l'accorde. Les deux personnes entrèrent dans la pièce du palais de justice ; une sorte de mini-bibliothèque avec quelques fauteuils. Il n'y avait jamais personne là-dedans. Miles se tourna alors vers Evori, d'un air aussi sévère qu'à son habitude.

« Je ne vous comprends pas. Cette avocate vous agresse, m'attaque physiquement, vous laissez passer cela... soit. Il s'agit d'une débutante, et vous ne souhaitez pas ruiner sa carrière avant qu'elle ne commence, je peux l'admettre. Alors, qu'est-ce qu'il vous a pris de l'humilier de la sorte ? Vous êtes illogi-... »

A peine Miles eut-il prononcé ces mots que le verrou de la porte se fit entendre. Il se tourna alors vers celle-ci, intrigué. On les avait enfermés ? Il n'eut pas le temps de se poser la question, l'alarme incendie se déclencha.

A ce moment-là, le procureur sentit comme une boule dans son estomac ; et la couleur de sa peau blanchit radicalement. Il se dirigea vers la porte qu'il tenta d'ouvrir par tous les moyens, vainement. Son regard s'emplit d'inquiétude. Il était condamné. Non, ils étaient condamnés. Il tourna d'ailleurs son regard rarement aussi expressif vers sa collègue.

« On nous a enfermés de l'extérieur. »  

Son rythme cardiaque s'accélera anormalement, cette fois, il se sentait réellement en danger. En danger de mort.

« Quelqu'un... veut nous tuer. »  

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MessageSujet: Re: Suspension d'audience dans ta face! [Avec St Milou-Dada]   Dim 21 Déc - 1:36

Les paroles qui se voulaient assassines de notre cher ami procureur, teintées du pire fiel que la terre pouvait porter, ces paroles... Hé bien, elles faisaient tiquer notre blondasse, mais pas au point de la mettre en colère. Il n'était pas assez intelligent pour comprendre qu'elle refaisait les nerfs de cette femme et qu'elle les façonnait à sa manière? Tsss, quel crétin, pourtant, il avait dû être logé à la même enseigne avec les Von Karma, non? Ou bien étaient-ils plus secrets encore que sa famille sur leurs agissement au point où ça en devenait pernicieux?

"Ce que je fais? ..ça ne vous concerne pas, à moins que vous n'ayez de la compassion pour ce jolis minois?"

Oh pitié, je n'y crois pas une seconde. Ce fut tout ce qu'elle pensa, ou bien alors cette chose, cette armoire, cette glacière était capable de ne pas rester dans son état le plus frais? Oh, voyez-vous ça? Pour un peu, elle aurait encore plus maltraité la jolie jeune femme pour le voir jouer un rôle de chevalier servant, ça, ça aurait été une vraie blague, surtout quand on voyait avec quelle fougue il la détruisait à la cour, cette pauvre damoiselle. Qui sait, peut-être qu'elle était tarée cette fille et qu'elle avait un sérieux syndrome de Stockholm et qu'elle voulait que cet espèce de faux-aristo l'entraîne dans son donjon pour la retenir prisonnière? Ou alors elle rêvait qu'il la retire des griffes du vilain dragon: à savoir elle, Evori Stevensveld. Du dragon, elle avait déjà le sale caractère de toute façon. Ou du moins, tout le monde devait le penser. Manquait plus que le feu craché en gerbes, et on y aurait cru.

Le procureur récupéra son dossier, puis la feuille sous son pied. Tiens, elle lui aurait bien mis un coup d'pate dans le nez. Mais non, en fait c'était amusant, et dire qu'il se rabaissait au niveau de ses pieds, ah ah ah! Quelle honte, n'est-ce pas Edgeworth? Un frisson la parcourut tandis qu'elle se dit qu'elle aurait pu le fracasser en deux si elle l'avait voulu. Mais bon. Elle ne présenta même pas de résistance quand il tira la feuille. Pourtant elle aurait bien pu lui péter la main.


« Nous sommes dans un palais de justice, pas dans une cour de récréation. »

"Oh oh, mon cher chevalier en armure blanche, vous comptez me terrasser pour sauver la donzelle? C'est trop d'honneur!" ne put-elle s'empêcher de dire avant d'éclater dans un ricanement qui, d'une manière ou d'une autre, instaura une sale ambiance.

Pour mettre les autres en rogne, elle était la reine, de toute façon. Une chose comme une autre qu'elle avait appris dans la haine dans laquelle elle baignait nuit et jour au regard des autres. Ses airs condescendants, ses paroles rarement caressantes... Tout ça était dû aussi au traitement qu'on lui avait donné par le passé. Depuis, elle avait appris à en faire de même, et elle remplissait très bien son office. En fait, elle était même persuadée qu'elle avait dû outrer ce pauvre Edgeworth, trop stupide pour y voir une manière pour elle de remettre dans le droit chemin cette avocate perdue et faiblissante face à ce qui n'était rien de plus qu'un louveteau qui méritait un bon coup de pied au postérieur pour le faire valser loin. Ah! Si elle avait été avocate, elle l'aurait roulé dans la poussière qu'à coté même Hector trimbalé autour de Troie, ça aurait été de la rigolade. Vlad Tepes qui bouffe face à des morts pour instaurer la peur? Peuh! A coté de ce qu'elle aurait pu lui faire subir, mentalement, c'était une blague. Mais bon. Le charmant jeune homme avait de la chance, sa cadette n'était pas avocate. Elle était bien au-dessus de ça. Puérile à ses yeux ou pas, elle avait d'avantage gravit les échelons.
Ah, et elle ne se mettait aux pieds de son ennemi pour ramasser la feuille tristement vide d'une imbécile à peine capable de supporter le regard d'autrui. Aaaah, elle fut de nouveau parcouru d'un tremblement de joie à cette idée. Ah ah ah!

Sans vraiment l'en remercier, l'avocate partit sans demander son reste. Tandis qu'une sensation étrange s'écrivait dans la tête de la juge. Aaaah, comme elle était agréable, cette sensation, quelque chose de ... d’extrêmement jouissif tiré de la haine, qui l'eut cru? Une sorte de boule qui se lovait dans le fond de son estomac, tel un chat aux charmes enjôleurs. Non di diou! Quel pied, même, et tout ça sans doute parce qu'elle avait été le plus infect du monde! Ah, enfin, peut-être surtout parce que cette cruchasse trop belle pour qu'Evori se sente supérieure à elle soit partie et que l'autre crétin se soit montré stupidement compatissant au point de se mettre à terre face à notre petite princesse dragon. L'idée même qu'elle aurait pu le briser, le blesser, le mettre à terre dans tous les sens du terme rendait notre boule encore plus agréable. Un coté d'elle supplia même qu'elle l'eut fait.
Mais malheureusement pour ce coté d'elle qui se serait réjouit, elle n'était pas assez fada pour ça. Une raison et un code d'éthique lui avaient fait retenir ça. Quand le reste ne l'avait pas fait avec cette pauvre avocate. Illogique, quand même.

En parlant d'éthique, elle trouvait bien étrange que l'objet de sa haine vieille comme... pas le monde, faut pas déconner, mais vieille de quelques semaines en fût de chêne (ben ouais, les bons vins, ça vieillit en fût de chêne..) ne lui ait pas fait de remontrances. Peut-être que la gêne avait bouffé ses cordes vocales? Ou bien avait-il réalisé que le regard habituellement froid, vide ou bien rempli de fiel dégoulinant de la juge s'était changé en un regard qu'on aurait vraiment pu qualifier de vicié? De vicieux, même, de mauvais au point où ça en aurait été inquiétant? Un sourire mauvais fendait ce visage qui, sans ça aurait pu être joli, un sourire affreux qui s'étirait jusque ses oreilles. Pendant cette fraction de secondes, autant vous dire qu'elle avait l'air vraiment dérangée. Et à voir ce qu'elle pensait, c'était pas mieux.
Mais allons. Self-control. Le sourire disparut aussi vite qu'il était venu, les vices cachés dans le fond de son regard bondi quittèrent les lieux aussi vite qu'ils étaient arrivés. En à peine un claquement de doigt ces expressions somme toute effrayantes s'évaporèrent. Pourtant, elles avaient été là, mais seul un oeil avisé les auraient vu.


« Puis-je vous parler en privé ? »  

Ah. Peut-être avait-elle parlé trop vite. Bon, soit, voyons-voir un peu l'argumentaire de ce zouave. Et qui sait? Peut-être aurait-elle une occasion de plus de lui briser la nuque une bonne fois pour toute. Ah, qu'un coté d'elle souhaitait entendre ces os-là craquer. Brrr, pour un peu, elle en serait devenue cinglée. Mais non, self-control Evi. Restons calmes.
Mais enfin, une bonne partie de la cervelle de notre amie juge s'inquiéta d'avoir de telles pulsions destructrices. Et du fait qu'y penser lui arrachait un soupir amusé.


"Oh oh, vous avez peur de me faire honte en public? C'est mignon, Edgeworth..."

Je vous l'accorde, on ne fait pas plus peste. Protégée dans sa carapace de méchanceté, Evori Stevensveld n'aurait plié devant rien en cet instant. Pas Edgeworth, pas son oncle, même pas sa mère! Ah, que ce masque-là était pratique. Enfin, est-ce que c'était bien un masque? Peut-être bien qu'elle avait quelque part en elle quelque chose de mauvais. Après tout, toutes les femmes de sa famille avaient des tendances sadiques à peine refoulées. Peut-être qu'elle, elle les exprimaient à travers cette carapace? Non, parce que quand même, elle se voyait mal fouetter qui que ce soit. Et surtout pas un possible partenaire.. enfin, en imaginant ça avec Charles... Euh, non. Sûrement pas. D'ailleurs.. en fait, elle était incapable d'imaginer ce genre de chose avec Charles. Elle et lui étaient bons amis et, bien qu'elle s'était parfois surprise à l'admirer... Elle ne put s'empêcher de se dire qu'elle trouvait toujours quelque chose d'agréable dans le physique des autres, toujours quelque chose pour la faire rager. Oui, tout le monde, même Edgeworth, même sa mère, même le pompiste. Tout. Le. Monde. Mais ça l'énervait surtout avec Edgeworth. En fait, ce type la foutait sur les nerfs et l'emplissait de sentiments à contre-courant de ses sentiments habituels. D'habitude, des faits la mettaient hors d'elle, mais avec ce type... Ah! Qu'elle le haïssait!

Mais bon, au moins, il n'avait pas mal choisi son endroit pour une discussion privée - une prise de bec, sans doute - parce que cet endroit n'était presque jamais visité. En fait, à part elle de temps en temps, elle n'y avait jamais vu personne. En temps normal elle adorait cet endroit. Mais là..ça allait sans doute être chiant. Pour bien montrer à son interlocuteur qu'elle n'en aurait sans doute rien à foutre, elle croisa nonchalamment les bras, battit l'espace d'un instant tout à fait fugace du doigt pour exprimer son mécontentement et puis.. arrêta. C'est pas qu'elle s'intéressait ou quoi, hein, c'est juste qu'elle s'était bêtement compressé la poitrine dans le process, m'voyez?  


« Je ne vous comprends pas. Cette avocate vous agresse, m'attaque physiquement, vous laissez passer cela... soit. Il s'agit d'une débutante, et vous ne souhaitez pas ruiner sa carrière avant qu'elle ne commence, je peux l'admettre. Alors, qu'est-ce qu'il vous a pris de l'humilier de la sorte ? Vous êtes illogi-...»

Elle aurait bien répliqué que chez elle on l'avait pas élevé en lui tendant des caramels et du love tout plein, mais il se trouve qu'un son métallique se fit entendre. Bordel de merde, c'est pas vrai qu'on venait de l'enfermer avec l'autre tanche! Rah, journée pourrie! Bon, vite, explorer les lieux pour trouver de quoi le faire taire, pitié! Mais quand même, c'était pas norm-

Le bruit de l'alarme qu'elle avait redouté toute sa vie se fit entendre. Celui-là même qui lui avait fait faire pipi dans sa culotte quand elle avait même pas 3 ans(un souvenir embarrassant). Non d'non! Et comme si c'était pas assez drôle elle était enfermée avec un crétin qui pâlit à vue d'oeil. Le coté rationnel de son esprit jeta l'éponge et se barra illico de sa boîte crânienne. Sa cervelle bouillit et puis manqua de lui fondre par les oreilles. Du... Feu. Il y avait sans doute du feu dans le coin. Evi avait déjà du mal à se tenir près d'une cheminée alors enfermée avec Edgeworth, prise dans un cercle de feu? Ah non, pitié! ..ça.. C'était une blague?!
Et pour bien couronner le tout, une exclamation effrayée fut la seule chose qui lui sortit de la bouche.


« Quelqu'un... veut nous tuer. »

Mais rien à foutre de ça, alllez, Edgy, casses-toi! Nan, ce qu'elle craignait, elle, c'était pas que quelqu'un veuille sa mort. ..En fait, ça, osef, c'était presque habituel et elle avait appris à faire avec. Nan, mais... le feu. Le feu! C'est tout ce qu'il lui restait dans la tête et là, la blondasse cassante ou inexpressive qu'elle était le plus clair de son temps s'était transformée en la gamine effrayée par le noir, par les insectes par le feu et même les fantômes qu'elle avait été jeune. De toutes ces peurs, il ne lui restait que le feu. Et le noir quand il y avait une panne de courant et à vrai dire, le temps que le feu se propage, sans doute que ça allait arriver. Et le pire là-dedans? Elle était avec un type qui voulait sûrement sa mort, lui aussi. Non mais j'vous jure, si elle avait effectivement été une gamine, elle se serait chié dessus de terreur!
Mais non. Elle était grande, n'est ce pas? Alors pourquoi elle avait si peur? Si peur que sans même que la moindre fumée ne se propage, elle se sentait déjà suffoquer. Son coeur faisait présentement un triple axel dans sa poitrine et allait sans doute faire péter sa cage thoracique toute entière. C'était pas le jour pour porter son habituel corset. Nan mais quelle blague ce jour-là!
..Mais tant qu'on en était là, hein?

"V-v-v-vous voulez quand même pas que je vous tue d'abord, s-si?!"

Oui, bon, on dit de sacrées conneries quand on est en gros stress. Mais d'un autre coté, si elle pouvait s'éviter de suffoquer, à elle ou à qui que ce soit... Bordel, y'avait pas pire que de mourir comme ça, elle en était certaine. Bordel de merde.
Oui, non, elle ne réfléchissait pas à sortir et en fait, elle avait ce qu'on appelle communément un pet de cerveau. Tout ce qui la gouvernait là?
La peur.


"..gyaaaaah! Je vous hais, crétin, je vous hais, je vous hais, je vous hais! J-je vous... rah! Crétin!"

Bon, ben voilà, c'est malin, v'la qu'elle chiale maintenant, la pétasse.

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MessageSujet: Re: Suspension d'audience dans ta face! [Avec St Milou-Dada]   Dim 21 Déc - 3:30

Le feu... Miles s'était tant amusé avec, étant enfant. Il pouvait encore entendre son père lui hurler de cesser de s'amuser avec les briquets, et lui rappeler durant de longues heures à quel point cet élément pouvait être dangereux. Mais il n'avait jamais pensé que le feu constiturait la moindre menace pour lui, ou pire, qu'il lui coûterait la vie. Non, il ne souhaitait pas mourir comme ça, pas maintenant, pas avec elle. Il était bien trop jeune, et sa carrière ne pouvait pas se terminer ainsi. Il ne pouvait pas rester enfermé dans cette pièce, il ne pouvait pas mourir aujourd'hui. Evori non plus. Le procureur avait beau la haïr de tout son être, il ne souhaitait pas la voir morte. Elle était elle aussi beaucoup trop jeune. Elle avait beau être dérangée, folle, idiote et détestable, jamais, Ô grand jamais Miles Edgeworth ne l'aurait laissée périr dans cette pièce, en sa désagréable compagnie, qui plus est.

« Je ne veux pas revivre ça... » marmonna le procureur, très certainement en pleine panique.

Il n'avait pas encore senti ne serait-ce que l'odeur de la fumée que des vertiges commencèrent à se faire ressentir sévèrement. Il avait cette désagréable impression de suffoquer ; impression qu'il tenta de canaliser en déserrant son jabot. La respiration ne lui vint toujours pas ; il décida finalement de l'enlever totalement et de le jeter ailleurs. Il ne parvenait presque plus à respirer. Une odeur extrêmement désagréable se fit sentir. Le procureur leva le visage vers cette odeur nauséabonde. Il y avait, au-dessus de nos protagonistes, une bouche d'aération par laquelle s'échappait l'odeur de la fumée. Il put également apercevoir en une fraction de secondes les livres impeccablement alignés dans l'une des étagères prendre feu à une vitesse phénoménale. Le feu... il y avait du feu ici et également à l'extérieur de la pièce, comme en témoignait l'odeur qui sortait de la bouche d'aération. Ils étaient entourés, pris au piège comme de vulgaires rats. Miles voyait au rythme des flammes l'heure de sa mort ainsi que celle de la Norvégienne arriver à grands pas.

« V-v-v-vous voulez quand même pas que je vous tue d'abord, s-si?! »

Si la situation ne s'était pas avérée aussi critique, le procureur aurait très certainement ricané face à une proposition pareille. Mais, pour le coup, il ne le fit pas. Sûrement parce que la peur le paralysait au point de ne plus pouvoir le laisser afficher le moindre sourire, aussi narquois soit-il.

« Ne dites pas d'idioties ! Personne ne va mourir. »

Bien sûr que non, il ne le pensait pas. Mais même à deux pas de la mort, il avait un ego, monsieur. Il ne voulait pas laisser l'image de lui de quelqu'un sans espoir, trouillard, qui restait tranquillement assis à attendre la mort. Alors qu'actuellement, c'est exactement ce qu'il faisait ! Il se préparait psychologiquement à la terrible douleur corporelle qu'était celle de sa chair baignée par les flammes. Il se préparait à voir la juge mourir devant ses yeux ! Il se préparait à mourir ! Il allait périr, là, maintenant, avec elle, et rien n'aurait pu le persuader du contraire.

Rien, à part les larmes qui coulèrent le long des joues d'Evori Stevensveld.

Diable, ce que cette vision était désagréable. Je ne parle pas d'Evori herself, mais plutôt du fait de la voir en larmes ! Comme si la seule personne contre qui il pouvait se battre posait lamentablement les armes devant lui ! Elle était totalement effrayée, son regard était différent. Elle avait envie de vivre. Personne n'aurait pu la laisser se faire dévorer par les flammes à ce moment-là, personne. Elle était totalement, complètement méconnaissable. Elle ressemblait à... une enfant.

Edgeworth tâcha alors d'ignorer les insultes qu'Evori déblatérait, puis, il se rapprocha d'elle.

« Cessez donc de geindre ! » s'exclama-t-il.

L'alarme incendie déchirait le crâne de Miles qui ne parvenait pas à se concentrer sur la situation. De plus, il manquait d'air. Il ôta donc sa veste bordeaux qu'il jeta également sur un bureau au hasard. L'heure n'était pas à la mode.  

« Je n'arrive pas à respirer ! » déclara-t-il, portant une main à son cou.

De nouveaux vertiges dus à l'odeur lui firent perdre son équilibre. Il porta une main à son crâne qui lui paraissait peser une tonne, puis jeta un coup d’œil autour de lui. Encore quelques secondes, et la pièce serait dévorée par les flammes, magistrats compris et l'odeur devenait encore plus insupportable. Miles leva alors les yeux vers la source de cette odeur infecte.

La bouche d'aération.

Eurêka.

« Evori, allez dans la bouche d'aération ! Dépêchez-vous. »

Tiens, il n'avait même pas fait exprès de l'appeler par son prénom.

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MessageSujet: Re: Suspension d'audience dans ta face! [Avec St Milou-Dada]   Lun 22 Déc - 9:25

Le feu, mais quelle horreur! Y'avait que les fous pour aimer ce truc, les tarés, les dérangés du bulbe! Du moins, Evori ne les comprenait absolument pas. Mais genre absolument pas. Jouer avec un truc aussi dangereux? Non merci, pas pour elle. D'ailleurs c'était pas pour rien que sa cervelle s'était mise en position fœtale et qu'elle n'arrivait même pas à garder pour elle ses pleurs qui dévalaient tel le Wonderful Dress Rafting son visage qui, autrefois, était sec. En temps normal, elle ne serait pas abaissée à ça : elle n'aurait pas chouiné sous le nez d'Edgeworth avec autant de vivacité. Non, elle l'aurait sans doute envoyé chier avant de chouiner seule dans son coin. Mais là, là... Là plus rien ne pouvait la calmer. Même pas une paire de tartes à l'os bien senties.
La juge partit se terrer dans un coin de la pièce. Bien sûr que si qu'ils allaient crever, cette bonne blague! Ils allaient mourir étouffés dans les flammes! N'empêche, au moins elle verrait le spectacle satisfaisant de la face d'Edgeworth manquant d'air. Quoique, déjà, souhaiter la mort d'un être vivant quel qu'il soit dans un moment pareil, c'était clairement dérangé! Et puis bon, c'est pas comme si elle mourait avec Deborah Lyons ou bien avec une connaissance qui en aurait profité pour faire le héros du feu (oui, je pense à toi, Char Ertzberg...) . Alors être prise dans le feu avec lui, est ce que c'était si pathos que ça en avait l'air?

Ben. Oui. Conne de tête va, ou de je ne sais quoi d'autre. Genre ça allait être une rigolade, ou bien ça allait être grandiose. Mais mon cher cervelet, on parlait bien de la mort là! ...La mort imminente qui lui pendait au bout du nez. Après ça, adieu, veaux, vaches, Noé, petites Mel... Tout le monde qu'elle connaissait était capable de partir en miette avec une simple étincelle. C'est dingue comme le feu était quelque chose de destructeur!
Tout comme cette pile de livres qu'elle avait rangé une fois de plus quelques jours plus tôt. Le feu s'y propagea à) une vitesse qui de toute façon aurait fait peur à n'importe quel être sensé, alors vous imaginez un arsonphobe! ...Ouais, un pyrophobique quoi. Si les flammes dévoraient à une vitesse affolantes les ouvrages, la crainte, elle, avait déjà englué Evori Stevensveld au sol. En fait pour ne rien vous cacher, l'odeur âcre n'avait pas atteint son nez qu'elle en avait déjà des vertiges. Pourtant, généralement, l'impression du vertige la grisait,mais là? Elle se sentait juste souris de laboratoire coincée dans une toute petite cage - surpeuplée - où l'on tentait une expérience atroce.
Ouarf. De toute façon, elle allait crever sans revoir qui que ce soit d'autre que ce crétin. C'était de sa faute, de toute façon. Ou peut-être pas. Après tout, qui avait assez fait la conne pour que monsieur daigne lui faire la morale? Ah oui, c'est vrai, c'était justement
elle. Mais quelle sotte! Franchement, là, en l'espace d'un claquement de doigt, croyez-le ou non, mais elle s'en voulait beaucoup d'avoir simplement joué avec les nerfs de cette avoacet pour l'aider. Non, elle aurait biiiien mieux fait de la laisser dans la merde mais il a fallut qu'elle ouvre sa poire! Ok, la pauvre femme avait carrément pété un câble et le nez d'Edgeworth dans le même temps sans aucun doute avant de secouer notre Norvégienne comme un Kinder Surprise, mais c'était un coup de nerfs, rien de plus! Ils allaient quand même pas recevoir une punition exemplaire pour une connerie pareille, non?!

"C'est de ma faute, tout ça.. de ma faute, de ma faute, de ma fautedemafaute..." ne put-elle s'empêcher de murmurer. "Jeg begått en feil... ja, jeg begått en feil Rah...Hvor dum!"

Les murmures suivants ne furent que des bribes dans sa langue maternelle. De toute façon, là, norvégien ou pas, ça devenait n'importe quoi, ponctué de "feil" et de "dum" en permanence. Bon, au moins, pour une fois c'est pas sur les autres qu'elle déversait sa haine. Et, au moins, tant qu'elle parlait, elle restait là et pas encore inconsciente, ce qui était pas mal quand on y réfléchit parce qu'avec sa condition cardiaque à la mords-moi l' nœud, elle aurait dû s'évanouir une fois ou deux, déjà.
Et quand une flamme se mit à gagner en intensité, gavée d'un superbe livre sur les lois (pauvre bouquin!), on en était vraiment à deux doigts; la juge sentit son cœur se détacher de toutes ses artères dans un déchirement et fut prise d'un violent haut-le-cœur. A vrai dire, elle dut se rattraper au mur pour ne pas choir purement et simplement. Ses nerfs en bernes, partant dans tous les sens comme une meute de chiens enragés pendant une partie de chasse à courre, additionné à l'alarme et le simple fait de le voir, le feu... Tout ça fit que même si vous lui hurliez dans les oreilles, elle l'aurait à peine entendu. Comme elle n'entendait même pas ce que lui disait Edgeworth et pour vous faire une confession, dans un instant pareil, l'anglais devenait à ses oreilles de la pâtée de mots distordus sans le moindre sens. Tout ce qu'elle aurait compris à ce moment-là n'aurait pu être que les murmures rassurants de son père quand il venait lui dire une fois de plus que les morts qu'il auscultaient ne se levaient pas pour les hanter. Oui, parfois, même si les cadavres en eux-même n'avaient jamais fait plus peur que ça à Evori, ben, elle avait eu peur de la vengeance des esprits et ce qu'ils auraient pu faire à son papa chéri. Qui à cet instant lui manquait si atrocement que tout ce qui lui sortait de la gorge se résumait à "phare". Ok, cool, mais quand on parle pas un pet de Norvégien on est pas obligé de savoir que ça veut dire père. Tant mieux, d'un coté, et une partie de sa raison en lambeaux pria intérieurement pour que ce con-là de grande perche d'Edgeworth ne sache pas en parler un seul mot ou même le comprendre. Après bien sûr le souhait qu'elle avait de raisonner tout son corps pour pouvoir partir. Mais comme dit plus tôt, il était englué au sol, comme pris dans une boue noire qui l'aurait clouée sur place dans des rets infâmes.

Mais pour rien au monde dans un moment pareil elle n'aurait appelé sa mère. Elle ne lui aurait pas fait l'honneur intense de se carapater sous ses jupes. Elle ne lui aurait pas fait l'honneur de chouiner comme une gamine devant elle. Pourquoi, pour qu'elle la regarde de haut et lui mette une correction? Vraiment, non.
Alors que'st ce qu'elle foutait, là, hein? C'était pire que d'offrir sa propres tête fendue sur un plateau d'argent! Non mais quelle conne! Elle se déversait en larmes face à un ennemi! Un ennemi! Personne, personne ne devait faire un truc pareil et surtout pas elle! L'autre sale bête allait en profiter pour se moquer d'elle! ...S'ils sortaient de là vivants, ce qui semblait impossible à Evori Stevensveld. Et puis, le bruit de l'alarme lui donnait en plus l'impression qu'une force supérieur la ratatinait contre le sol. Où elle tomba d'une traite, d'ailleurs, glissant contre le mur.
Voilà, ça y est, ses jambes faisaient grève.

Super, elles avaient vraiment bien choisi leur moment. Au moins comme ça, elle pourrait observer de plus près le feu qui allait la consumer. Oh, bien des feux la consumaient déjà, parfois sans même qu'elle n'en ai conscience : c'est le lot de la créature humaine. Mais celui-là n'avait rien d'humain, de haineux ou de passionnel. Ce feu-là était juste sa Némésis et contrairement aux histoires de super-héros, là, la Némésis gagnerait haut-la-main. Némésis qui boufferait sans doute la masse bordeaux qui lui fila librement sous le nez pour atterrir sur un petit bureau, sauvé pour le moment des flammes de la rédemption. Enfin, rédemption, on sait pas, mais des flammes, déjà, et c'est pas si mal parce que cette veste, autant elle haïssait Edgeworth, autant cette veste-là elle était vraiment cool. Elle était même classe. Mais l'heure n'était pas à penser à ça, même si, pour tout vous avouer, Evori Stevensveld en fut très gênée. Non, non, je te vois dans le fond, Zbibi, elle n'était pas gênée parce qu'elle le voyait tomber la veste pour lui péter la tronche, hein, y'a que toi pour utiliser une telle expression dans un moment si critique. ...Quoique, attendez, c'est ce que je fais. Bref, non, ça la gênait parce que... Parce que! Un gentleman se désape pas de la sorte quand il est en compagnie, c'est quoi ces conneries! Et le code de manières alors! Hein! C'est ça qu'elle aimait tout particulièrement dans le charme anglais, toutes ces petites manières! Et ce con-là il s'asseyait dessus! Non mais c'est pas vrai ce type, elle aurait au moins pu mourir avec quelqu'un de distingué! Mais noooon! Fallait qu'il se mette en mode relax l'autre là! Bon, pas que ça lui allait pas ou quoi, hein, mais...mais enfin, quoi! C'était une blague en fait leurs histoires de codes?! Merde alors, Charles lui avait mal vendu la marchandise!
Une pensée soudaine lui traversa l'esprit et la fit ô combien tiquer : elle
n'aurait pas voulu être dans cette même situation avec Charles. Allez savoir pourquoi mais ça lui semblait encore moins sécurisé.

«  -ouche d'aération !»

Ben quoi la bouche d'aération! Mais quel con celui-là! Elle releva la tête avec difficulté. Des gerbes de flammes se déplaçaient assez rapidement. Toutes ces flammes.... Elle avait l'impression d'être minuscule face à elle. Qu'une tribune entière l'entourait de ce feu pour la juger, elle. Que tout ce feu la regardait avec méfiance. Et les couleurs vives, dansantes dans tous les sens, disparurent sous une nouvelle (encore une! ) salve de larmes incontrôlée. Elle aurait bien appelé encore son père à l'aide, lui aurait bien demandé quoi faire, mais il n'était pas là?. Au moins, son corps l'avait plus ou moins mis lui-même en sécurité de la fumée, au sol, on la percevait moins. L'espace d'un instant, elle pensa à prendre la porte mais la chaleur qui en provenait ne voulait dire qu'une chose : de l'autre coté, le feu se propageait tel un Tsunami. Impossible de sortir par là. Et pour elle, il serait de toute façon impossible de sortir, même par un quelconque trou, par une bouche d'aér- ah! Mais c'est ça qu'il voulait lui dire, l'autre! Qu'elle voyait à peine dans ses vagues de larmes, c'est dire. En plus de ça, ça commençait à bien lui piquer les yeux. Elle aurait bien pris un morceau de verre pour se les crever, pour s'ouvrir le crâne et se répandre. Au moins le feu ne l'aurait pas vaincu comme il allait le faire. De toute façon, pour elle... c'était râpé.

"Uansett... jeg... uansett jeg ikke heve det selv!"

Bon, ok, elle était juste conne en fait. Parler une langue étrangère n'aiderait personne. Et tandis qu'un bouquin se fracassa contre le sol accompagné d'un bruit de bris de verre, elle essaya tant bien que mal de refaire ses esprits. De les rassembler. Mais vraiment, non, tout autour d'elle lui donnait le vertige. C'est sûr, elle n'y arriverait pas. Elle ne pourrait pas. Et elle allait crever là. Alors il attendait quoi?! Elle n'était pas non plus conne au point d'oublier, même dans ce genre d'instant, que Miles Edgeworth c'était un truc plus que le reste : une saleté de crinière argentée plantée autour du visage, et c'est à peut près ce qu'elle distinguait, pas loin d'elle. Donc ça devait être lui.
En fait, à l'odeur de thé aux agrumes qui flottait pas loin dans cette cacophonie de sons et de lumière, pas de doutes possibles.


"Fichez le camp espèce de-decrétin, vous attendez quoi!J-j-je ne serais pas capable d'y aller de toute façon!"

D'un autre coté ça, à faire le monstre, on meurt forcément de manière atrocement monstrueuse. Et un monstre, elle en avait été un sacré.

" Et puis je l'ai bien mérité v-vous ne croyez pas! Laissez-moi là et filez! ..C-c'est pas grave!"

Pour elle bien sûr que si, mais dans l'absolu, pouvait-elle dire que ça serait une grande perte? Pas vraiment. On vit, on meure... on passe. Noé saurait sans doute se tourner vers son oncle, de toute façon.
Mais quand même, ça lui fichait un coup de se dire qu'elle ne pourrait pas revoir Edgeworth pour se moquer de lui ou le trouver insupportable. Quelle vaste blague.

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MessageSujet: Re: Suspension d'audience dans ta face! [Avec St Milou-Dada]   Lun 22 Déc - 13:59

Se propageant avec une fureur sans égale, le feu, de son tumulte et de sa colère profonde, ne faiblissait pas. La haine qu'il vouait aux deux magistrats leur coûterait la vie ! Ils auraient beau hurler à tue-tête, geindre, implorer une quelconque divinité, ce feu les consumerait jusqu'à la moelle, ne laissant derrière lui qu'un funeste amas de cendres. Ils n'auraient bientôt plus été qu'un lointain souvenir. Quand on y pense, la vie de ces deux personnes ne tenait vraiment qu'à peu de choses. Cependant, le procureur ne parvenait pas à mesurer la gravité de la situation. Il était bien conscient que la faucheuse l'attendait de pied ferme, mais la peur l'empêchait tout bonnement de penser à la mort. Il s'agissait peut-être là d'une forme de protection mentale ; bloquer certains éléments afin de ne pas céder totalement à la folie. Car, la folie, le procureur en était à deux pas ; et ses yeux injectés de sang en étaient bien la preuve (bien que la fumée n'y soit pas pour rien). Mettez-vous à sa place ; l'autre juge ne semblait pas motivée pour bouger ses fesses et en plus, comme si la situation n'était pas assez critique, la Norvégienne, qui semblait se réconcilier avec Dieu dans sa langue natale, était en train de faire un malaise. A cause de la chaleur ? Et il s'agissait là de la raison pour laquelle le procureur s'était dévêtu, et non pour le plaisir des yeux de la demoiselle. Idiote ! Orgueilleuse jusqu'à la fin ! A part sa chère belle-sœur, Franziska, Miles ne connaissait personne capable de tant d’orgueil. A l'exception de sa propre personne, naturellement. Des gens aussi gonflés d'ego que lui-même, il en connaissait peu, d'ailleurs. Mais Evori rentrait facile dans son top 3. L'envie de lui envoyer des pics démangeait sévèrement notre procureur, soit-dit en passant. Mais bon, il allait la mettre en veilleuse, pour cette fois. Il aurait bien d'autres occasion de se rattraper, il en était certain.

« Fichez le camp espèce de-decrétin, vous attendez quoi!J-j-je ne serais pas capable d'y aller de toute façon ! »

Ficher le camp ? Comme si le procureur allait partir sans elle ! Sérieusement ! Ne connaissait-elle pas le personnage ? Il ne l'aurait jamais laissée périr ici, ne serait-ce que par fierté ; son amour-propre l'empêchait de laisser une dame seule ici. Et puis... c'était Evori Stevensveld. Non, n'allez pas y voir là la moindre amitié, ou quoi... voyez-y seulement une sorte d'attachement. Il avait beau la haïr, cette personne n'était pas n'importe qui pour lui, malgré tout.

« Et puis je l'ai bien mérité v-vous ne croyez pas! Laissez-moi là et filez! ..C-c'est pas grave ! »

Les flammes qui se rapprochaient virent ponctuer la phrase de la jeune femme. Mérité, ah ça, oui ! Tu l'as mérité, et tu mérites même un châtiment bien plus terrible ! Mais jamais, Ô grand jamais Miles Edgeworth n'aurait voulu être la dernière personne à parler à Evori Stevensveld, la dernière personne à la voir. Il voulait simplement qu'elle survive, peu importe ce qu'il en coûtait. Le procureur soupira, puis il se tourna vers la bouche d'aération. L'étagère qui menait à celle-ci venait de commencer à prendre feu, elle aussi, rapprochant les deux magistrats d'une mort certaine. Il fallait faire vite, une seule seconde perdue leur aurait coûté la vie. Cette situation était à la fois dramatique et hilarante ; imaginez seulement. Miles Edgeworth, contraint de jouer le chevalier servant d'Evori Stevensveld au péril de sa vie. C'était... poétique et ridicule.

« Vous ne me facilitez vraiment pas la tâche. »

Sans perdre une seconde, Miles s'accroupit face à Evori. Il passa un bras autour de ses épaules, et attrapa ses jambes de l'autre bras sans même lui demander son avis. De toute façon, elle l'aurait très certainement envoyé chier. Un gentleman n'abandonne pas une demoiselle en détresse, n'est-ce pas ? Bien qu'Evori ait d'avantage le tempérament d'un chien enragé que celui d'une demoiselle en détresse, mais passons. Il la serra contre lui en retenant une grimace, puis il se releva. Voilà qu'il portait la juge pour la sortir de ce pétrin. Quel beau tableau. La vision de Miles portant Evori était ultra-surréaliste, elle semblait découler d'un roman à l'eau de rose des plus gnangnan, et pourtant, cette situation était bien réelle. Enfin, le procureur ne manqua tout de même pas de pousser un soupir désagréable, avec le peu de souffle qu'il lui restait. Le plus dur restait à faire. Dans cette pièce, il faisait chaud comme dans un four, de plus, toute la fumée empêchait Edgeworth de voir correctement. Après quelque secondes de recherche, il attrapa une chaise qu'il posa en face de l'étagère -en feu- qui se trouvait en dessous de la bouche d'aération. Il se débrouilla comme il put pour escalader l'étagère en tenant la juge, puis il la posa dès qu'il le put. Il arracha la grille de la bouche d'aération, puis se tourna vers sa collègue.

« Entrez la première ! » ordonna-t-il.

L'odeur âcre qui se dégageait de là avait de quoi repousser ; mais il s'agissait de leur unique chance de survie. Une fois là dedans, ils avaient intérêt de se dépêcher s'ils ne souhaitaient pas mourir asphyxiés et s'ils avaient ne serait-ce que le toupet de redescendre, la Faucheuse les emporterait. Leurs chances de survies étaient considérablement faibles. La pièce était maintenant envahie par les flammes, et l'esprit de Miles submergé par la peur.

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MessageSujet: Re: Suspension d'audience dans ta face! [Avec St Milou-Dada]   Mar 23 Déc - 0:03

Nan mais ..WHAT?! Ce n'est pas seulement la seule chose que pensa la joueuse derrière l'écran en lisant ça, ce fut aussi l'interjection qui manqua de sortir dans un hurlement de la gorge d'Evori Stevensveld. Non mais merde il avait rêvé le petit gars ou quoi, on touche pas Evori Stevensveld comme ça! ...Bon, en temps normal, elle lui aurait gueulé dessus mais là... Tout ce qu'elle fut capable de faire fut de balancer à notre cher ami un regard... pas compatissant, mais plutôt étonné. Quelque chose allait lui sortir du fond du coeur et puis.. et puis sa bouche s'ouvrit pour dire quelque chose mais plus rien. Ce qu'elle ressentait à ce moment-là? Ben, surtout de la gêne. Non mais la honte, elle pouvait même pas bouger tellement c'était une flipette! N'empêche, ce con-là n'avait pas prit le temps d'hésiter; et ça aussi c'était dérangeant. Mais bon, au moins il avait une réaction normale, il râla quand il du la prendre, et dans un sens c'était normal, elle était sûrement bien lourde. Enfin, faut voir quand même comment Miles arrivait à te la soulever sans y mettre non plus tous les efforts du monde, hein, mis à part le fait qu'elle était toute raide à cause de la frousse... C'était pas bien dur, ou alors il avait de la force ce con. Y'avait sans doute un peu des deux mais là Evori n'en avait rien à foutre, pour tout vous dire. Mais c'est sur, elle ne parlerait pas de ça à Charles si elle sortait vivante de là.
Toujours est-il que ... se faire sortir de là était étrange... très étrange, et c'était même pas le pire là-dedans, le pire c'était que c'était ridicule.

Mais merde. Il était déterminé, le monsieur! ..Mais pourquoi il ne l'avait pas laissée dans les flammes? Il ne faisait que se ralentir là, sans elle et ses chouinements incessants (et d'ailleurs, la surprise avait au moins le bon effet de la faire taire...) il serait sans doute loin du danger que représentaient les flammes. Quand on y pense, Evori venait sans doute d'échapper au lourd destin d'une merguez en fin de barbec' qu'on prendrait le temps de cramer mais même pas de bouffer. Parce que ce grand crétin grisâtre venait de la sortir de son pétrin. En fait, elle le réalisa tandis que notre pauvre procureur devait se la trimbaler parce qu'elle n'était pas foutue de lever ses fesses.


"Edge...worth...?"

Ouais, ok, fermes ta gueules Evori Stevensveld. Enfin, en fait, personne ne saurait trop pourquoi elle n'avait pas fini sa phrase. Le son avait été de toute façon inaudible au point où même lui, qui se la coltinait à même le corps, même lui n'aurait pas entendu la fin de son nom. En fait, elle l'avait sans doute étouffé. Et tant mieux parce que ses yeux ronds comme des billes suffisaient à faire comprendre qu'elle n'y comprenait, elle, rien. Quelques mots voulurent sortir mais une fois de plus elle fut prise d'une sorte de mutisme violent, et puis les mots s'empilaient dans son esprit sans que ça n'ai de sens. Tu vois quand tu perds à Tetris et que du coup un espèce de rideau pourri de supermarché tombe? Ben, en gros dans sa tête ça ressemblait à ça.
Assez étrangement, cependant, elle ne put s'empêcher de penser à son père. Il avait l'habitude de la prendre comme ça avant et de se moquer d'elle quand elle n'arrivait pas à aller dormir. Oh, pour diverses raisons mais le plus souvent, c'était parce que quelque chose faisait que la petite Evi -celle-là même qui faisait la caïd des bacs à sable- avait peur de son lit, du monstre en dessous, des trolls qui voulaient sans doute lui bouffer les pieds... Son père avait toujours été un homme à la fois merveilleux, exécrable et déterminé. Le plus souvent un peu froid, c'est vrai, mais... c'était son père et si ça n'avait pas été son père, elle serait sans doute tombée sous son charme dans une autre vie....

M-mais il faisait quoi avec sa chaise, il allait quand même pas..S'pèce de taré! Et puis c'est qu'il l'emmenait avec lui! Je vous dit pas le moment ou ils passèrent à deux doigts de l'armoire : la blonde se sentit vraiment défaillir. Quelle horreur, le feu, quelle horreur! Autant vous le dire, il n'y aviat pas un seul pore de sa peau, un seul de ses muscles qui ne se soit pas mis en mode portable, vibro, ce que vous voulez. La bougresse tremblait comme une feuille à la vue du feu alors là, là c'était la fête et sa cervelle tenta encore, encore de s'échapper de sa tête par les oreilles. Ou bien par la bouche, parce qu'elle l'ouvrit encore pour dire quelque chose mais que tout ce qui en sortit fut un soupir empreint de la plus grande des terreurs. Non mais vous vous voyez, vous, face à votre peur comme ça, même pas capable de faire un pas, avec quelqu'un que vous haïssez qui vient vous sauver votre cul? ...Le pire c'est quoi, la haine et l'incompréhension... ou la peur? Ben ouais, la peur, même toi quand t'imagines ça, Chuck Norris, tu te chies d'ssus! Et en parlant de Chuck Norris, vous connaissez un autre type capable d'arracher une bouche d'aération vous? Moi, ouais, et Evi aussi maintenant. Non mais ce mec avait une force à décorner des boeufs en vrai! C'était quoi ce bordel! Une partie d'Evi fut franchement soufflée et même admirative ( ben quoi? Elle à coté, elle était pas foutue de se relever du sol...), une autre pria pour ne jamais se manger un pain de la part de ce type ou c'est sûr, elle allait perdre des dents dans l'process. Ou bien la grille était mal mise, vieille et pourrie, mais ça ne lui traversa même pas l'esprit.
Par contre, ce qui la marqua fut que le jabot d'Edgeworth n'était plus à son cou. Wow. Trop étrange.


"Edgeworth, votre jab-"

« Entrez la première ! »

Nan mais c'était une blague ou bien? ...Ah, en fait, au ton autoritaire qui avait explosé dans la voix du procureur, surement que c'en était pas une du tout. Merde, elle allait devoir entrer dans ce truc puant! Et puis quoi, elle allait obéir à ce type? Il se prenait pour le roi de Prusse ou quoi?!
..Bien sûr qu'elle allait le faire. N'importe quoi pour échapper aux flammes. N'importe quoi, même s'il avait fallu vendre son honneur! Même s'il avait fallu vendre son âme au diable! Même s'il avait fallu... donner son corps à Charles. Pourquoi cette phrase-là, cette sentence-là lui vint en tête? Aucune idée. Mais rien que d'y penser, c'était plus que le vertige qu'elle avait, elle avait aussi assez bizarrement
la gerbe. Bon. Quand faut y aller....

D'un hochement de tête trèèèèès anormalement intimidé, elle fit comprendre qu'elle allait y aller. Elle inspira un bon coup, toussa forcément par la suite avec les vapeurs qui lui revenaient à la gueule, rit dans sa barbe (façon de parler) de sa propre connerie, et puis... faut y aller. Elle entra dans le conduit qui se trouvait derrière.
Non de non. Que c'était. Sale. Bon. Ne pas prendre compte de la poussière.... Ne pas prendre compte de la poussière... Avancer tranquille... Ouais, enfin, plus facile à dire qu'à faire. Franchement, chaque gigotement devenait de plus en plus difficile à mesure qu'elle s'enfonçait là-dedans.
Et la nouvelle encore plus drôle? Elle allait se retrouver dans le noir, sans même la conviction que le feu ne l'atteindrait pas.
Bien au contraire.

Et franchement, sa respiration saccadée parlait bien mieux pour elle qu'elle ne l'aurait fait.

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