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 Comme un air de déjà-vu [PV Adrian]

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Deborah Lyons
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MessageSujet: Comme un air de déjà-vu [PV Adrian]   Dim 2 Nov - 18:21

Encore un jour, encore un crime, encore une enquête. Ce jour-là, en arrivant au poste, Deborah avait reçu l'ordre d'aller chez Lordly Tailor, une grande chaîne de magasins du centre-ville. Apparemment un vol avait eu lieu sur place, et le « joyau de la couronne », un bijou autrichien ancien de grande valeur, avait été volé. Pour plus de détails, lui avait-on dit, demandez à Gumshoe. Pour une bonne nouvelle…

Sur le trajet, elle appela justement le détective. Il était déjà sur les lieux avec quelques agents, occupé à étudier le lieu du crime. La première question de l'inspectrice fut "Pourquoi déployer deux inspecteurs sur le même crime ?". Après tout ce n'était pas la manière habituelle de faire, seuls les crimes les plus graves ou étranges justifiaient cette mesure. Et à moins qu'il puisse déclencher un incident diplomatique, elle voyait mal en quoi un vol de bijou pouvais être grave. Il devait donc s'agir d'un crime particulièrement difficile à résoudre, ce que Gumshoe lui confirma. Elle posa quelques questions supplémentaire, cherchant à se faire une idée générale de la situation. Apparemment le bijou volé se trouvait dans un coffre fort au sous-sol. Coffre qui avait été forcé, pour la deuxième fois en peu de temps. Le directeur de la galerie, arrivé sur les lieux après la police, était persuadé qu'un certain "Mask*DeFlasque", ou "Mask*DeFrusque", était dans le coup. Il serait le responsable du premier vol, bien qu'il ait été innocenté à la cour. Bien le genre des avocats et des procureurs, faire libérer un criminel arrêté dans les règles par la police.

Elle finit par arriver sur place. L'habituel cordon jaune entourait le grand bâtiment de la galerie. Plusieurs agents étaient en faction, s'assurant que personne ne rentrait dans le périmètre. L'un d'eux vint à sa rencontre, proposant de la guider à travers la galerie jusqu'au coffre et au détective Gumshoe. Elle accepta, suivant l'agent à travers les couloirs et les escaliers. Sans surprise, il n'y avait personne. A une heure aussi matinale, évacuer tous les badauds avait dû être facile.

Alors qu'ils atteignaient le premier sous-sol, juste avant la chambre forte, Deborah s'immobilisa. Sur un banc, un peu à l'écart du chemin, une jeune femme était gardée sous la surveillance d'un agent. Elle immobilisa son guide et la désigna d'un geste.

" Qui est-ce ? Pourquoi est-ce qu'elle n'a pas été évacuée ? "


" Elle ? C'est Adrian Andrews, elle travaille ici. C'est elle qui a découvert le vol et appelé la police. Comme elle est un peu sous le choc, l'inspecteur Gumshoe a proposé de la laisser se remettre avant de l'interroger. "

Après une seconde de réflexion, Deborah haussa les épaules.

" Allez dire à l'inspecteur que je suis arrivée. Et que je me charge de l'interroger. "
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Adrian Andrews
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MessageSujet: Re: Comme un air de déjà-vu   Dim 2 Nov - 20:37

Adrian se réveilla peu de temps après être tombée dans les pommes. Enfin, plutôt dans une nouvelle galère. Des agents remuaient dans les tous les sens autour d’elle, et sur le coup, elle croyait qu’elle était morte et qu’on était en train de prendre son corps en photo pour l’enquête. Mais elle n’était qu’allongée sur un banc, et deux officiers l’entouraient pour veiller sur elle.
Puis Adrian se rendit compte qu’elle voyait trouble.

- Mes lunettes… où sont mes lunettes ?
- Ah, vos lunettes ont quelque peu volé en éclats…  lui répondit un policier. Je ne sais pas comment d’ailleurs, je n’ai jamais vu ça, c’était effrayant…


Cela n’était pas la première fois qu’Adrian cassait ses lunettes, même si elle ne les avait même pas touchées de sorte que cela arrive. Mais Adrian pensait toujours à tout, et elle prit ses lunettes de rechange dans son sac qui avait été ramené à ses côtés.

- Bien, vous allez un peu rester ici, le temps de totalement reprendre vos esprits, c’est d’accord ?

Adrian n’en demandait pas moins. Un peu de repos après cette matinée cauchemardesque ne pouvait faire de mal à personne. Elle tenta alors de se raisonner, et de reprendre de l’assurance. Elle avait complètement perdu les pédales devant tout le monde, il fallait qu’elle se ressaisisse afin de ne plus montrer aucun signe de faiblesse. Comme avant…
Afin d’éviter de pleurer sur son sort, Adrian décida d’étudier la scène du vol pour essayer de comprendre ce qu’il s’était passé.
Mais il n’y avait pas grand-chose à regarder. Tout était parfaitement normal dans le sous-sol, enfin d’après ses souvenirs d’avant qu’elle parte en congés. Enfin des consignes respectées par ses collègues, ça fait un peu de bien.
En y réfléchissant, quelque chose la chiffonna. Quand elle était entrée dans la galerie principale, tout était en désordre et rien ne semblait à sa place. C’est d’ailleurs cela qui lui a tout de suite suggéré d’aller jeter un coup d’œil au sous-sol et de penser à un vol. Or, dans ce dernier, rien n’avait bougé, alors qu’il y avait plein d’objets de valeur à dérober… Un inventaire de ce qui a été volé lui serait bien utile pour mieux prendre en considération ce détail, sûrement insignifiant…
Puis elle repensa aux consignes données. Elle avait fait particulièrement en sorte que le sous-sol soit surveillé pendant les trois nuits qui précèderaient l’exposition. Et elle avait fait en sorte que ce soit son assistante qui s’occuperait de cela. Y avait-t-il eu une faute de sa part ?

Adrian fut vite tirée de ses pensées par l’arrivée d’une femme, sûrement détective ou inspecteur car tout le monde la saluait vivement. Ce qu’elle ne comprit pas sur le moment, car Gumshoe était déjà sur place. Elle savait que ce pauvre homme ne valait pas grand-chose, mais  cela n’arrivait pas souvent que deux détectives soient engagés sur une même affaire. Enfin, deux valent mieux qu’un, au moins un des deux serait digne de confiance… enfin elle espérait, suite à la mauvaise surprise qu’elle avait eu la dernière fois…

Puis cette fameuse détective déclara qu’elle allait l’interroger. Gumshoe avait déjà essayé de lui faire dire quelque chose mais elle était encore trop sous le choc et elle n’avait rien dit qui valait la peine d’être entendu. Mais là, la vue de cette femme lui inspira confiance, et alors qu’elle s’approchait, elle se sentit plus sereine pour témoigner.
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Deborah Lyons
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MessageSujet: Re: Comme un air de déjà-vu [PV Adrian]   Dim 2 Nov - 22:30

L'inspectrice s'approcha d'Adrian d'un pas tranquille. Elle n'avait pas l'air si choquée que ça, sans doute avait-elle eu le temps de se remettre depuis l'arrivée de Gumshoe. En tout cas, elle fut un peu rassurée de voir qu'elle n'aurait pas à prendre de gants. Ce qu'elle n'avait de toute façon jamais su faire.

" Bonjour, je suis l'inspecteur Lyons. J'enquête sur le vol de bijoux qui a eu lieu ici, en collaboration avec l'inspecteur Gumshoe. Je crois que vous l'avez déjà rencontré. "

Par habitude, elle tendit une main. Rien de tel qu'une bonne poignée de main pour commencer un interrogatoire. Car même s'il serait plus détendu, plus calme et moins officiel qu'un interrogatoire au poste, ça resterait un interrogatoire.

" J'ai cru comprendre que vous avez découvert le vol en arrivant ce matin, et que ça vous avait secoué. Vous allez mieux ? Vous vous sentez prête à répondre à quelques questions ? "

Question sans intérêt, il n'avait de toute façon pas vraiment l'intention d'attendre qu'elle aille mieux ou quoi. A la limite le temps de retrouver Gumshoe et de se mettre au courant des détails, mais pas plus.

" Le voleur aurait volé une unique pièce, le joyau de la couronne royale. Apparemment, c'était supposé être la pièce centrale de votre exposition. Pouvez-vous m'en dire un peu plus à son sujet ? Combien il vaut, qui savait ou il était gardé, ce genre de choses. "

Par habitude, elle porta la main à sa poche. En intérieur, elle évitait de fumer, plus encore sur une scène de crime. A la place, elle utilisait des patchs de nicotine. Ce qu'elle s'apprêtait à faire, justement. Mais au dernier moment, elle arrêta son geste. Se poser un patch en face d'un témoin n'était pas le meilleur moyen de s'assurer sa confiance. Et si le manque l'énervait trop, elle sortirait s'en griller une et en profiterais pour se poser discrètement un patch.

" J'aurais aussi besoin d'un point sur les mesures de sécurité que vous aviez mises en place pour le garder. Modèle du coffre, caméras de sécurité avec leurs emplacements. Éventuels vigiles. Et le plus important, qui connaissait les détails du dispositif. "

Bon. Elle avait déjà été plus aimable. Peut-être devrait-elle faire un effort. Ça ne donnerait rien de beaucoup mieux, mais elle pouvait au moins faire des phrases complètes. Et au pire, les phrases courtes étaient efficaces parfois. Elles donnaient une… Une aura. Une présence. Elles en imposaient, et établissaient directement le rapport de force.

Dans le cas d'un vol de ce genre, les coupables étaient rarement des gens de l'extérieur. Les dispositifs de sécurités étaient temporaires, et changeaient à fois. Prévoir le vol à l'avance était compliqué, et obtenir à temps les informations de sécurité l'était encore plus. Bien sûr, des voleurs doués qui n'avaient pas besoin de connaître à l'avance le dispositif de sécurité existaient, mais ils étaient rares. Non, l'hypothèse de quelqu'un de l'intérieur ayant décidé d'arrondir sa fin de mois était tristement plus probable.
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Noctus Saneada
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MessageSujet: Re: Comme un air de déjà-vu [PV Adrian]   Dim 2 Nov - 23:47

Pour n'importe qui connaissant Noctus, ce qui se passait était inenvisageable, pire les 4 cavaliers de l'apocalypse devaient attendre derrière la porte. Pourquoi? Parce que Noctus Saneada, ennemi juré des lêves-tôt et des poneys qui ne lui ressemblaient pas attendait devant un magasin à 8h00 du matin, une boisson sucrée dans la main qui ne portait le nom de café qu'à cause du faible taux de caféine dans le sucre. Mais en réalité, rien ne donnait plus d'énergie que le sucre, la pile des êtres humains. Quand au pourquoi, Noctus en jean et en basket se tenait devant ce magasin, pour la bonne et simple raison que Badger Warriors sortait aujourd'hui et qu'il ne désirait pas faire la queue.

N'ayant rien d'autre à faire Noctus laissa son regard errer devant les différents magasins et la galerie d'exposition. Apparemment ils ouvraient tôt, mais ces bandes de la police ne devaient pas faciliter le passage...

Tiens le ciel commençait à se couvrir, enfin il pleuvait souvent à Et BANDES DE POLICE!!

Hmm peut-être qu'il pouvait laisser la place cinq minutes histoire de se renseigner un peu.

Aussitôt dit, aussitôt fait! Il s'approcha de la scène et chercha une personne qui pourrait le renseigner sur ce qu'il venait d'arriver.


-Eh mon gars c'est une scène de crime! Vus savez pas lire "Do not... Ah salut Noctus!

La personne qui l'avait reconnue avant qu'il n'ait eu le temps de se retourner tel le gamin pris la main dans la boîte de cookies avait un imper vert qui était en fait blanc auparavant. Un crayon sur l'oreille lui permettait de prendre des notes et la barbiche et le pansement sur la je, mettait en évidence qu'il n'était pas doué pour le rasage.

-Salut Dick, déjà au boulot?

-Ouais mon gars, je pensais appeler M Edgeworth.

Appeler Edgeworth, Kaching! L'affaire devait être intéressante!

-Qui est mort?

-Personne, il s'agit juste d'un vol. Le bijou de la couronne des Habsbourgs.

-Et vous avez un suspect?

-Plus ou moins...

Le détective se gratta la tête gêné, comme s'il n'était pas sûr de ce qu'il allait faire.

-Écoute tu gardes ça secret, mais apparemment il y a déjà eu un vol ici, un certain Mask*DeFrusque... Et même qu'un avocat l'a fait acquitté!

Eh bien, si même Dick se méfiait de lui.

-Cet avocat c'est Phoenix Wright. Oui je suis au courant pour l'affaire Demasque... Attend tu le soupçonnes? Il a repris du service? Est ce que vous avez reçu sa carte?

-Beeen l'enquête est en cours...

-Pourrais tu me dire ce que vous savez, ce serait plus simple.

-À 7 h 10 nous avons reçu un appel nous indiquant qu'il y avait eu un vol à Lordly Tailor. Nous sommes arrivés à 7h 20 et nous avons en effet constaté que le fort de l'entrepôt avait été forcé.

-Et la personne qui vous a appelés?

-Elle nous a attendu pus nous a montré la pièce où a eu lieu l'effraction avant de s'évanouir.

Noctus avala une autre gorgée de sa boisson chaude. Le sucre apportait un boost a ses facultés cognitives.

-Et cela inculpe Delite parce que?

-Qui?

-Ron Delite! Mask*Demask.

-Ah oui, eh mais mon gars! C'est l'autre là M Taylor, il est arrivé comme un fou et a engueulé tout le monde c'est là qu'il nous a parlé de DeFrusque ou DeFlasque.

Bon, il y avait peut-être un mystère à résoudre.

-Dick, si tu le permets j'aimerai te donner un coup de main.

-Holà mon gars, c'est pas parce qu'on est potes que tu peux t'inviter sur une scène de crime.

-À l'heure actuelle les soupçons pèsent sur Mask*DeMasque. J'aimerais vérifier leur poids avant de me décider à le défendre ou non, et puis M. Edgeworth a souvent dit que ce qui comptait était la vérité.

-C'est de la triche de faire entrer M. Edgeworth dedans. Ok je te laisse venir mais ne touche à rien.

-Bien chef! T'as pensé à un plan?

-Ben je pensais rejoindre l'autre détective sur la scène, si t'as pas une meilleure idée.

-Je dirais pas meilleure, mais ça m'intéresse de savoir pourquoi M Taylor a tout de suite accusé Mask*Demasque.

-Maintenant que tu le dis... C'est vrai que c'est bizarre.

-Bien détective allons résoudre ce mystère!
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Adrian Andrews
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MessageSujet: Re: Comme un air de déjà-vu   Lun 3 Nov - 20:48

L’inspectrice s’avança tranquillement vers Adrian, ce qui la rassura considérablement. Tous ces hommes qui bougeaient dans tous les sens et qui avaient des manières de brute lui faisaient peur et elle était plutôt mal à l’aise. Elle fut donc contente de ne plus être la seule femme sur les lieux. La nouvelle venue se présenta.

- Bonjour, je suis l'inspecteur Lyons. J'enquête sur le vol de bijoux qui a eu lieu ici, en collaboration avec l'inspecteur Gumshoe. Je crois que vous l'avez déjà rencontré. "

Ainsi elles se serrèrent la main pour faire connaissance.

- Adrian Andrews, je suis l’assistante en charge de l’exposition qui allait avoir lieu…

Adrian commença déjà à perdre ses moyens, à peine en prononçant sa petite phrase de présentation. Elle se sentait si faible et inutile… Mais l’inspectrice lui demanda si tout allait bien.

- J'ai cru comprendre que vous avez découvert le vol en arrivant ce matin, et que ça vous avait secoué. Vous allez mieux ? Vous vous sentez prête à répondre à quelques questions ? "

Adrian hocha vaguement la tête. Elle allait un peu mieux mais elle était toujours perturbée et aussi très intriguée par tous les événements de la matinée. Mais elle n’eut pas réellement le temps de lui expliquer et l’inspectrice commença à l’interroger, tout en fouillant dans ses poches elle ne savait quoi, et cela l’angoissa encore plus. Évidemment, elle demanda plus de renseignements sur le joyau et sur les conditions de sa surveillance. D’un air assez froid, mais elle avait connu pire, et comme elle était elle-même assez peu aimable, ça n’était pas un détail qui allait la gêner.

- Eh bien, le joyau de la couronne royale des Habsbourg est l’un des derniers trésors de la famille royale dont la branche concernée s’est éteinte à la fin du XIXe siècle. Sa valeur est donc inestimable, ce sera un grand désastre pour le propriétaire lorsqu’il l’apprendra…

Adrian s’arrêta un instant pour reprendre son souffle, le souvenir de l’arrogance du détenteur du bijou la hantant. Elle craignait sa réaction lorsqu’il apprendra la nouvelle…

- J’avais pourtant fait en sorte que tout se passe au mieux pour les trois jours durant lesquels il resterait confiné dans le coffre-fort avant l’exposition. J’étais la seule avec le gérant de Lordly Tailor à connaître la combinaison pour l’ouvrir. C’était un coffre-fort des plus sûrs, je pense qu’il fallait être très doué en matière de crime pour parvenir à l’ouvrir.
Le sous-sol était équipé de nombreuses caméras, il serait donc logique de trouver les images de ce soir sur l’ordinateur là-bas… C’était ma collègue Angela Malodent qui s’occupait des caméras de surveillance et de leur fonctionnement, et plusieurs vigils devaient être dans la salle de contrôle tous les soirs et toutes les nuits… Donc à part les membres du personnel, il ne devait normalement y avoir personne d’autre qui était au courant des mesures de sécurité mises en place pour protéger le joyau.


Puis Adrian se tut, hésitant à avouer qu’elle n’était pas là ces trois derniers jours et que donc elle n’était au courant d’aucun des événements et des agissements de ses collègues de travail. Mais elle l’avait déjà dit au détective Gumshoe, cela se saura tôt ou tard… Mais elle ne voulut pas casser son image de femme posée et sûre d’elle.
Et devait-elle aussi parler du désordre qui régnait dans la salle d’exposition ? Elle n’était même pas sûre que c’en était un, ni même si le voleur s’était emparé d’autre chose que le joyau…
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Deborah Lyons
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MessageSujet: Re: Comme un air de déjà-vu [PV Adrian]   Lun 3 Nov - 21:59

Des réponses complètes et cohérentes. Bien, elle était en état d'être interrogée ! Un peu tard pour s'en inquiéter, mais bon. Dans le cas contraire, elle se serait arrêtée là.

Mentalement, elle prit en note tout ce que lui disait Adrian. Le premier détail à retenir son attention fut la mention d'un propriétaire potentiellement furieux. Un individu privé donc. Personne ne parlait ainsi d'institutions. Et qui disait propriétaire privé disait possible arnaque à l'assurance. Une piste à vérifier.

Puis elle parla du code, qu'elle était seule à connaître avec le gérant. Donc si le coffre avait été ouvert et non forcé, l'un des deux était sans doute impliqué. Il existait toujours la possibilité d'un cambrioleur capable de trouver le code sur place, mais là encore c'était peu probable, et il aurait forcément laissé des traces. Encore des suspects potentiels. Mais à ce stade d l'enquête, ou plus précisément sans savoir ce que Gumshoe avait trouvé sur la scène de crime, spéculer ne rimait à rien.

Des caméras. Bonne nouvelle. Si elles avaient été bien placées, le voleur n'aurait pu leur échapper sans avoir à les désactiver, ce qui serait de toute façon instructif.

Et enfin, elle confirma ce dont Deborah se doutait déjà. Personne ne connaissait le dispositif de sécurité hormis le personnel, premiers suspects. Bon, maintenant, questions suivantes. Mais avant ça, un peu d'encouragements pour mettre Adrian à l'aise. Deborah s'était dit qu'elle ferait des efforts après tout.

" Très bien, merci pour ses informations. Elles seront très utiles à notre enquête. J'aurais d'autres questions, je suis certaine que vous saurez y répondre. "

Elle marqua une pause et se racla la gorge avant de poursuivre.

" Entre votre appel et l'arrivée de la police, vous êtes restée seule sur le lieu du vol. Je suppose que vous avez eu le temps d'examiner les lieux. Avez-vous remarqué quelque chose d'inhabituel ? A part le vol, j'entends. "

Cette question pouvait sembler idiote, après tout évidemment qu'il y avait quelque chose d'inhabituel, un vol venait d'être commis ! Mais ce n'était pas ce à quoi elle faisait référence. Elle parlais plutôt de détails incongrus, qui ne semblaient pas liés au vol. Un objet déplacé, une marque au sol, un objet abandonné sur place, quelque chose de cet ordre. Et si Adrian était aussi intelligente qu'elle en avait l'air, elle comprendrait.

Elle se décida alors à s'asseoir. Elle avait potentiellement de nombreuses questions à poser, et puisque la témoin était restée assise, elle pouvait bien se mettre à sa hauteur au lieu de rester debout et de continuer à la regarder de haut.

" Vous avez évoqué le propriétaire du joyau volé. Pouvez-vous me parler de lui ? Son nom serait déjà un bon début. Je voudrais aussi savoir comment vous l'avez contacté, sous quelles conditions il a accepté de vous confier son bien, et ce que vous risquez pour l'avoir perdu. "

Elle n'avait bien entendu pas tous les éléments pour juger objectivement, mais pour le moment, la piste du propriétaire mettant en place une arnaque à l'assurance avait sa préférence. Pour posséder un bijou aussi rare, il devait être riche, et donc avoir les moyens d'engager un professionnel ou de soudoyer un membre du personnel. Personnel qui ferait aussi l'objet d'une investigation approfondie.
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Noctus Saneada
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MessageSujet: Re: Comme un air de déjà-vu [PV Adrian]   Mar 4 Nov - 11:19

Noctus était surpris que le détective l'entraîne en dehors de  la gallerie et vers une porte où était marqué  "Employés seulement". Le détective les conduisit ensuite vers un escalier qui menait devant une porte où il était possible de lire "M. Taylor, Directeur". Noctus se demandait s'il avait atterri dans la quatrième dimension, parce que c'était une vison surnaturelle que le détective soit aussi sûr de lui. Mais après tout, il avait fait parti de la sécurité policière assurée pour l'exposition Kurain. Bref, il n'avait pas eu le temps de réfléchir plus longtemps que le détective toquait déjà.

-Je suis occupé! Revenez plus tard!

Inutile d'avoir étudié des années durant pour entendre l'autorité et un certain sentiment d'agacement dans la voix derrière la porte. Néanmoins, Noctus pouvait reconnaître une chose sur le détective, celui-ci  pouvait se montrer insistant. Parce qu'à peine le message était il arrivé que le détective enchaîna avec la phrase magique.

-C'est la police monsieur!

Il se passa un certain temps de silence avant que le porte ne s'ouvre sur un homme qui allait sur sa cinquantaine, élégamment vêtu mais dont les plaisirs de la chair offraient une forme ovoïde à la morphologie de son corps. L=Bref il avait du ventre et celui-ci se voyait quand il avait sa veste ouverte. Son visage bien qu'affichant un sourire professionnel presque paternaliste renvoyait un certain ennui d'avoir leur présence ici. Il y eût aussi un moment de surprise que Noctus pût voir sur son visage lorsqu'il posa les yeux sur sa tenue de civil. Ouais ben il avait pas d'uniforme de policier en réserve hein! Pareillement, il coupa court aux interrogations qu'il lisait dans son regard.

-Noctus Saneada, je suis l'assistant du détective. Vous devez l'avoir déjà vu durant une affaire précédente.

Leur interlocuteur regarda le détective longuement avant de répondre.

-Archibald Taylor.Je ne crois pas avoir eu ce plaisir.

-Ah bah ça c'est normal mon gars! Quand on a enquêté, il nous a clairement dit que l'exposition Kurain n'était pas sa responsabilité... C'est aussi là qu'on a appris la valeur de de l'urne de Marie Mey! Enfin je suis le détective Dick Gumshoe,m'sieur. Et euh on aurait quelque question à vous poser.

-À ce propos, je suis désolé mais je n,ai tout simplement pas un instant à moi, dans 15 minutes j'ai une réunion d'urgence pour ce vol et j’espérais profiter du temps restant pour lire mon courrier.

Le détective Gumshoe était un de ces détectives avec le coeur sur la main, peut être même un eu trop en bandoulière, parce qu'il avait tendance à laisser ses sentiments l'emporter. Noctus pouvait en être sûr, à cet instant précis, même une pierre aurait ressentie l'indignation de Dick.

-Eh une petite minute mon gars, on a des questions à vous poser, vous pourrez lire votre courrier plus tard !

C'était peut-être le mot de trop, certaines personnes âgées avaient leur habitude et apparemment M. Taylor lisait son courrier le matin avant les réunions.

-Je ne vous permets pas monsieur! Ce courrier est de la plus haute importance, vous n'imaginez pas l'importance de ces courriers, des négociations de longue haleine avec des musées, des collectionneurs et états, oui monsieur des états. Déjà que ce vol va nous coûter notre réputation! Voulez vous que parce que vous m'avez retardé sur ces négociations, nous perdions le peu de crédit qu'il nous reste? Inutile de vous dire le coup dur sur le tourisme d'Ethan et par extension sur ses finances?

Rien de tel que de rappeler au détective le risque de ne plus pouvoir manger de nouilles instantanées pour le calmer. Néanmoins, l'attitude du directeur signifiait clairement qu'il ne voulait pas parler. Damocles allait s'avérer nécessaire.



-Au nom de la police, je tiens à vous présenter mes plus plates excuses si vous avez ressenti une diminution du caractère prioritaire de vos affaires. Néanmoins je vous promet de ne pas accaparer votre temps plus que nécessaire.

-Vous me faites déjà perdre du temps...

Noctus décida de garder le silence, il ne se laisserait pas piéger par une provocation aussi puérile.

-De toutes façons, je ne sais rien sur cette affaire.

-Monsieur Taylor, toute information est la bienvenue, même celle qui vous semble la plus insignifiante.

-Je ne peux vraiment pas vous aider, en fait, je n'étais même pas là quand il a été jugé.

-Il? Vous voulez dire que vous connaissez le voleur?

-QUOI! MAIS POUR QUI ME PRENEZ VOUS?

-...

-Quelle raison aurai-je de m'associer avec ce genre de canaille?

-Je vous prie de m'excuser pour ce double sens. Ce que je veux dire, c'est que vous semblez avoir une idée quand à l'identité du malfaiteur.

-Vos collègues ne vous l'ont pas dit? C'est ce type Mask*DeFrusque. Il a déjà commis un vol dans nos galleries.

-Et vous n'avez pas assisté à son procés?

-Écoutez, j'avais des affaires beaucoup plus importantes à régler. Le vase volé n'avait aucune valeur! Nos galleries ne risquaient rien!

-Je ne suis pas exactement d'accord. Vous aviez quelque chose à perdre, quelque chose d'infiniment plus précieux que ce "Vase". Je parle bien sûr de votre crédibilité. Si vous ne pouvez même pas protéger un vase sans valeur qui se risquerait à exposer des objets de valeurs chez vous?

-Votre bluff est comme un vase ming. Fragile!

-...

-Vous avez toutefois raison. En temps normal, faire la lumière sur cette affaire aurait été ma priorité. Mais mlle Andrews a  organisé toute seule cette exposition, sécurité incluse. Elle était donc la seule à recevoir le blâme pour cette brèche dans la sécurité, Lordly Tailors ne cautionne en rien cet évènement. Vous voyez, il est tout à fait normal que je ne sache rien sur cette affaire.

-Ce qui amène une question. Pourquoi êtes vous certain qu'il s'agisse du même individu pour l'affaire actuelle?

-Est ce qu'il s'agit d'un interrogatoire, je ne sais rien vous comprenez!



L'attitude du directeur était maintenant complétement fermée, l'avocat avait affaire à un vrai pro. Il s'était laissé guider tant et autant que la conversation ne menait pas à un point dérangeant, maintenant c'était Noctus qui se trouvait exposé. Damoclés, une arme à double tranchant, elle pouvait tout aussi bien trancher àtravers les arguments de celui contre qui elle était utilisée que de celui qui l'utilisait.

...

-Déjà que je n'ai pas pu lire mon courrier... Ayez au moins l'obligeance de me laisser me rendre à ma réunion.

-Je m'interrogeais à propos de cette réunion.

-Mais vous ne lâchez jamais le morceau!

-...

-Il s'agit d'une réunion de travail, rien à voir avec votre enquête.

-Vous avez désigné cette réunion comme une réunion d'urgence pour ce vol. Vous allez donc prendre certaines mesures liées à ce vol. Quand je conviens que ces mesures ne nous regardent pas, elles sont basées sur certaines informations que les personnes  assistant à cette réunion vont prodiguer. Ne serait-ce pas faire obstruction à la justice de ne pas le révéler?

-Seriez vous en train de dire que je vous cache quelque chose!

-....

-Vous êtes vraiment buté... Pour votre information, vous êtes complétement à côté de la plaque, notre système de sécurité est optimum, les caméras de sécurité ont tourné tout le long et les quarts de surveillance se sont effectués normalement. Il n'y a aucune faille venant du système, à part cette idiote d'Andrews, mais ça. ça se corrige! Il n'y a donc rien à changer.

-Une réunion d'urgence qui ne va rien changer?

-Vous cherchez trop profond, il n'y a rien de bien spécial, elle permettra surtout de rassurer les assurances.

-Donc c'est une réunion pour les assurances.

-Vous savez comment c'est, ils promettent de vous protéger et dès qu'un truc arrive, ils cherchent à prouver que vous n'avez pas rempli votre part du contrat.

-Qui est ici la sécurité.

-Exactement, maintenant, je dois aller affronter ces vautours inspecteur Saneada. Si je peux vous être utile de quelques façons que ce soit...

-Pourquoi ne pas commencer par me révéler ce que vous cachez?



On arrivait à l'extrémité de Damoclés, contrairement à la simple logique, Damoclès était une arme avant tout dans une enquête, elle tranchait l'argument de l'un ou de l'autre. Et il était temps pour lui de passer en Damocles Slash. Maintenant qu'il avait récupéré des bouts épars de ce que lui cachait M. Taylor, il était temps pour lui d'assembler ce secret et l'asséner comme un coup d'épée.

-Vous ne voulez pas le dire, soit pour faire avancer cette enquête, je vais vous dire ce que vous cachez. Vos actions et vos paroles m'ont tout dit. Commençons! Vous avez dit ne rien savoir sur  Demasque et je vous crois, vous ne devez même pas savoir quel a été le verdict de ce procés. Seulement cela entre en contradiction avec votre attitude de ce matin. D,après ce que j'ai compris, vous saviez pour le vol en voyant la police. J'en conclus simplement que vous avez été averti pour ce vol, c'est là que votre certitude est apparue. Mais ne nous arrêtons pas en si bon chemin. Comment saviez vous pour notre malfaiteur? C'est simple Mask*Demasque envoie un message en avance à ceux qu'il vole. Et pourquoi refusez vous de nous dire en avoir reçu une, mais à cause des assurances, Lordly Taylor ne supportera jamais de rembourser le joyau. Or en ne tenant pas compte de cette lettre, vous n'avez pas apporté la protection nécessaire en renforçant la sécurité. L'erreur ne vient pas de mademoiselle Andrews mais de vous.

-Ca y est! Vous avez fini? Je peux aller à ma réunion, parce que vous savez sans preuve hein?

À ces mots Noctus se mit à rire, son rire était froid mais plein d'un humour mauvais. Après s'être calmé il reprit.

-Ah Archie, Archie, Archie! Tu n'as pas compris hein? Tu n'as pas compris comme les preuves sont inutiles. Surtout quand c'est toi qui va me la donner gentiment et prier pour qu'on retrouve ce caillou! Parce qu'en fait il suffit juste que l'inspecter fouille ton bureau pour la trouver cette lettre. Et si tu refuses... Disons que les vautours iront sûrement prêter une oreille attentive aux théories farfelues de la police.

-Est ce que ce sont des menaces!

-Hmm, oui! Oui je crois que c'en sont! Cela dit je préfère appeler ça des prédictions. Oh et pour info!Je préfère mille fois une ville qui s'abrutit et s'appauvrit à une ville corrompu. Maintenant allez vous laisser M Gumshoe faire son travail?

-Vous êtes... vraiment têtu.

Et il eût un soupir de résignation, avant d'ouvrir son attaché case.. Il sortit une lettre où était écrit "pour Taylor urgent". Noctus laissa le détective l'examiner et prit son portable pour la photographier sous toutes les coutures. Puis la lettre fût ouverte, son contenu maintenant évident, écrite sur une feuille blanche apparaissait la pire calligraphie jamais vu de mémoire d'Homme.Mais le contenu était encore plus impressionnant que le médium.



Le 31 Octobre`2019,

Chère Taylor, je viendrais ce soir à minuit vous dérober ce que vous avez de plus précieux.

Mask*Demasque

-Mais mon gars! Cette lettre date d'il y a une semaine.

-Précisément, je suis resté personnellement pour surveiller Lordly Tailor pendant le bal d'halloween, et il n'y a rien eu d'inhabituel.

Noctus termina de prendre des photos.

Quoi qu'il en soit cette lettre est une preuve. Nous allons donc vous tenir informé si l'on a du nouveau. Détective, je pense que nous avons tous les éléments que nous cherchions, allons sur la scène du crime.

Ses doigts composaient déjà le numéro du cabinet Wright et co.
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Adrian Andrews
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MessageSujet: Re: Comme un air de déjà-vu   Mar 4 Nov - 20:03

Après son petit monologue sur les circonstances du drame, l’inspectrice fit en sorte de rassurer Adrian en disant que celui-ci était parfait et qu’elle s’en sortait bien pour témoigner. Cela la soulagea et elle se sentit déjà plus utile qu’elle ne pouvait l’être.

Puis la question de parler des détails qui la contrariaient ne posa plus de problème à Adrian, étant posée par l’inspectrice elle-même. Adrian se résolut donc à confier ses sentiments sur la salle de l’exposition.

- Je ne sais comment expliquer, mais, voyez-vous, j’ai senti que quelque chose n’allait pas dès que je suis entrée dans la salle d’exposition. Pas parce que la porte était ouverte – je pensais que quelqu’un était arrivé avant moi – mais parce que l’organisation des objets à exposer n’était pas ce dont je me souvenais. À la fois tout avait l’air d’être là… mais aussi tout à la fois, tout semblait absent… ou pas à sa place, je ne sais pas trop comment m’exprimer. Cependant je ne peux vous dire plus de détails à ce sujet car je suis tout de suite allée vérifier l’état du sous-sol. Ce qui m’a aussi semblé étrange, car celui-ci, à part la porte du coffre-fort grande ouverte, n’avait rien à signaler, tout était comme dans mes souvenirs.

Adrian ne se sentait pas convaincante dans ses explications, mais c’était une sensation si étrange qu’elle-même n’arrivait pas à comprendre ce qui la gênait. Maintenant elle n’attendait plus qu’un rapport sur l’enquête dans la salle d’exposition, cela l’aiderait sûrement à savoir quoi s’en tenir.

Puis l’inspectrice demanda de plus amples détails sur le propriétaire du joyau. Adrian en frémit d’avance.

- Le propriétaire… Il s’appelle Maximilius Joseph, il est un descendant de Maximilien Ier du Mexique, le frère d’un des empereurs d’Autriche, et qui fait donc partie de la famille des Habsbourg. C’est ce dernier qui a fait concevoir le joyau pour que sa couronne resplendisse plus que toutes les autres existantes sur la planète. Il fit donc venir du Diamant d’Afrique Australe et du rubis pur de Birmanie, ce qui explique sa couleur rouge éclatante qui l’a rendu célèbre. Aujourd’hui, c’est Monsieur Joseph qui a acquis cet héritage familial, et il a tendance à l’exposer dans les plus grands musées du monde pour montrer sa richesse et sa puissance. Il avait déjà été volé une fois au Mexique au début du XXe siècle, mais il a été retrouvé peu de temps après.

Mais l’inspectrice demandait aussi comment ce fameux mexicain l’avait contactée.

- Il m’a contactée il y a deux mois je crois, pour une exposition sur les trésors de sa famille. À vrai, dire cela m’a étonnée sur le coup car nous ne sommes pas non plus une des galeries les plus en vogue, ni une des plus riches. Mais nous avions quand même le prestige suffisant pour pouvoir accueillir cette exposition avec joie. J’ai donc mis tout en œuvre pour que tout se passe bien… mais ça n’a apparemment pas été suffisant…

Adrian finit son explication avec une touche de découragement.

Voilà tout ce qu’elle pouvait dire au sujet du crime commis. Elle était satisfaite d’avoir pu exposer clairement ses idées, mais était toujours attristée à l’idée qu’une de ses expositions était maintenant complètement ruinée. Cette fois, elle craignait vraiment d’être renvoyée, ce qui avait déjà failli être le cas la dernière fois… Il n’était pas sûr du tout que son patron lui donne une nouvelle chance… À moins que comme la dernière fois, un procès retentissant lui fasse de la publicité, mais il y avait peu de chance. Adrian devait donc faire face seule à son destin.
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Deborah Lyons
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MessageSujet: Re: Comme un air de déjà-vu [PV Adrian]   Mer 5 Nov - 19:29

Aha. C'était lui qui avait proposé à une galerie, ayant pourtant déjà été victime d'un cambriolage, d'exposer son bien. Cela ne prouvait rien, mais allait tout de même dans le sens de l'arnaque à l'assurance. Un examen de la scène du crime devrait le confirmer, mais au moins était-ce une piste crédible.

En revanche, la mention des éléments dérangés dans la salle d'exposition l'intriguait. Elle n'avait croisé aucun agent dans cette pièce quand elle l'avait traversée, et même si elle avait remarqué le désordre, elle avait mis ça sur le compte de la préparation de l'exposition. Théorie qui s'effondrait si même Adrian, pourtant en charge de l'organisation, la trouvait en désordre.

Elle se leva d'un geste et se tourna, tendant une main à Adrian pour qu'elle puisse en faire autant.

" Très bien, je pense que nous pouvons arrêter les questions pour le moment. D'autres viendrons plus tard, mais pour l'instant, je voudrais en savoir plus sur cette salle d'exposition. Vous allez venir avec moi, et ensemble nous allons chercher ce qui a pu vous donner cette impression. Ça vous va ?"

Dès qu'elle se fut assurée que la témoin la suivait, elle prit la direction de la salle d'exposition. Sur le chemin, elle attrapa un agent qu'elle prit à part. Au point où en était son enquête, elle ne pouvait plus rien tirer d'Adrian sans en savoir plus. Elle ne savait même pas si la chambre forte avait été fracturée, ou si les caméras avaient filmé un suspect !

" Allez dire à l'inspecteur Gumshoe que je suis dans la salle d'exposition avec la témoin. Et demandez-lui s'il peut me rejoindre, ou au moins m'envoyer un résumé de ce qu'ils ont découvert sur le lieu du vol. J'ai besoin de savoir sur quoi j'enquête. "


L'agent hocha la tête avant d'y aller, et les deux jeunes femmes purent reprendre leur route. Deborah ne connaissait absolument pas la galerie, mais elle était parvenu à mémoriser le chemin qu'elle avait dû emprunter à l'allée et se contenta de le remonter. Une fois sur place, elle sortit de sa poche deux paires de gants en latex, dont une qu'elle enfila. Elle tendit ensuite l'autre à Adrian.

" Très bien, maintenant allez-y. Regardez partout, et si vous pensez avoir besoin de toucher, prévenez-moi juste avant. Je serais derrière vous, et je prendrait tout en photo avant que vous ne le déplaciez, donc aucun souci à se faire. "

Tout en parlant, elle avait sorti son smartphone et activé l'application « photo ». Le résultat ne serait pas d'aussi bonne qualité que les photographies de la police scientifique, mais elles auraient tout de même valeur de preuves et garantiraient que la scène serait préservée. Et de toute façon, elle ne pouvait pas déployer toute une équipe de la police scientifique seulement parce que sa témoin avait l'impression que quelque chose avait été dérangé. Tant qu'elle n'aurait rien de plus concret, les photos de son portable feraient l'affaire.
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Adrian Andrews
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MessageSujet: Re: Comme un air de déjà-vu   Mer 5 Nov - 22:23

L’inspectrice Lyons songea quelques instants après qu’Adrian eut fini de lui raconter tout ce qu’elle savait. Puis finalement, les deux femmes se levèrent, et l’inspectrice indiqua à Adrian qu’elle allait enquêter dans la salle d’exposition, et qu’elle aurait souhaité qu’elle vienne aussi. Ainsi donc, elle ne l’avait pas pris pour une folle lorsqu’elle avait évoqué le « désordre » de la salle d’exposition. Fort bien, elles étaient donc maintenant en route pour résoudre le mystère de cette fameuse pièce.

En chemin, Lyons interrompit un agent pour lui demander un rapport sur l’enquête dans le sous-sol. Il serait en effet temps que le détective Gumshoe lui rapporte des informations sur ce fameux coffre-fort, et aussi sur les caméras de surveillance. Il devrait y avoir un indice quelque part…

Puis elles arrivèrent finalement dans la galerie. Les lumières étaient allumées et tous les trésors qui étaient présents resplendissaient de mille feux. Cela réjouit Adrian de voir que son exposition aurait pu être si belle… Mais « aurait pu », et cela la contraria à nouveau. Mais cette sensation de désordre refit son apparition au fur et à mesure qu’elle scrutait la salle des yeux…
Telle une professionnelle, l’inspectrice sortit des gants de sa poche et les enfila, puis tendit une paire à Adrian. Elle n’aimait pas les gants, surtout ceux en latex, mais Lyons lui donnait une chance de pouvoir étudier la scène en touchant tout ce qu’elle pouvait. Elle n’allait pas jouer les coquettes maintenant.
Alors que Lyons prenait des photos, Adrian commença son inspection des lieux.

D’abord, elle vérifia que tout était encore présent, et que rien n’avait été volé. Elle avait la liste des objets exposés dans son sac et fit donc en sorte de cataloguer tout ce qui était présent. Bijoux, pièces de monnaie rares et anciennes, cartes maritimes de grande valeur, meubles en bois d’époque… Tout était là pour le moment, mais Adrian eut du mal à retrouver où étaient placés les objets. Elle remarqua en effet que rien n’était indiqué comme elle l’avait noté. Le collier de la femme de Maximilien Ier devait être placé au fond de la salle avec tous les autres bijoux. La coiffeuse de l’impératrice était sur la gauche tandis que le bureau de sa majesté était à droite, alors qu’elle les avait placés inversement. Sa collègue Angela aurait-elle déplacé certaines choses ? Elle avait pourtant demandé à ce que rien ne change, et Angela était en désaccord avec certains emplacements de pièces de collections, mais c’était à Adrian de décider. Mais ce n’était pas le moment d’accuser ses collègues de travail d’avoir désobéi…
Finalement, les craintes d’Adrian furent justifiées car il manquait des bijoux et une boîte à l’appel. C’était une drôle de boîte qui ne s’ouvrait qu’à moitié et qui était vide, mais elle avait quand même une certaine valeur… Pas une des plus élevées, ce qui pouvait paraître étrange car avec tous les autres trésors à proximité il y eut de quoi se servir… dont sa sœur jumelle sur la coiffeuse. Qui aurait d’ailleurs dû être sur le bureau, car elle appartenait à l’empereur et non sa femme. C’est donc la boîte de cette dernière qui a disparu.
Les bijoux y auraient été mis ? Plusieurs bagues et boucles d’oreille restantes étaient rangées de manière désordonnée sur leur comptoir. Plusieurs autres petits objets manquaient aussi, mais ils ne méritaient pas d’être volés…

- Je crois que la couronne n’a pas été le seul objet volé, dit Adrian d’une petite voix pour avertir l’inspectrice.

Celle-ci se dirigea vers elle et Adrian lui expliqua la disparition des différents objets. Lyons prit note et inspecta de plus près le lieu où devaient se tenir ces derniers.

Adrian poursuivit alors son inspection. Puis arrivée au bout de sa liste, Adrian se retrouva face à un objet qui n’y figurait pas. Se serait-elle trompée en comptant les objets ? Mais elle était toujours à cheval sur comment bien faire les choses, et énumérer une liste ne lui avait jamais posé problème… Elle parcourra néanmoins à nouveau sa feuille pour vérifier, et effectivement elle ne s’était pas trompée. Adrian regarda donc de plus près ce bijou rangé un peu n’importe comment dans le bureau de l’empereur du Mexique.
C’était une couronne, couverte de diamant, et au centre se trouvait une énorme pierre précieuse rouge sanguine. Adrian rêvait-elle ou venait-elle de retrouver la fameuse couronne ??
Mais elle déchanta vite : la couleur du rubis n’était pas la même, ce n’était donc pas un rubis –du jaspe peut-être ?- et donc ce n’était pas la couronne… Une copie ? Que faisait-elle ici ? Tout cela n’avait aucun sens.

Adrian voulut alors comprendre ce qu’il s’était passé dans cette salle d’exposition mais elle était perplexe. D’un côté un objet quelconque qui disparaît, d’un autre une couronne copiée sur l’originale, et placée grossièrement dans un tiroir, prête à être découverte. Un voleur qui parviendrait à forcer un coffre-fort ne ferait d’erreurs aussi grossières. Mais le fait est que cet objet était tout seul dans ce tiroir et que quelqu’un l’y avait mis. Et c’était forcément après le départ d’Adrian car elle avait personnellement dépoussiéré le bureau, en vérifiant bien sûr auparavant que cela ne réduirait pas la valeur du meuble.
Cette couronne existait-elle dans le but d’être un leurre et de remplacer la couronne volée ? C’était probable, mais le fait qu’elle soit dans le tiroir et non dans le coffre était une complète contradiction avec cet argument…

Puis Adrian pensa à un détail. D’un côté, une salle en parfait ordre où rien ne laissait envisager qu’un crime ait été commis, à part la porte du coffre-fort ouverte. D’un autre côté, une boîte et des bijoux sans intérêts dérobés, avec un désordre laissé derrière, tel un cambrioleur amateur durant son premier méfait. Une seule personne aurait fait deux actes aussi divergents ? Ou y avait-il deux voleurs ce soir-là ?
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Noctus Saneada
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MessageSujet: Re: Comme un air de déjà-vu [PV Adrian]   Jeu 6 Nov - 9:04

De son côté, Noctus n'était pas resté les bras croisés non plus, en fait il avait une main dans la poche et l'autre plaquant son téléphone contre son oreille. Le détective le guidait à travers  le magasin, ils se rendaient maintenant vers la scène du crime. Les badauds avaient commencé à s'attrouper autour de la galerie, rien ne valait des bandes jaunes pour attirer l'attention.

-Oui allô! Ah salut Maya comment ça va? Hmmhmm... Hmmmmhmmm. Okay! Euh juste, j'aimerais savoir si tu peux me passer le patron? Ah... Je suis sûr qu'il va réussir. Dis tu peux me scanner RD-1 et RD-2 et les envoyer à mon portable? Oui oui c'est le nom de l'affaire Mask*Demasque. Ben honnêtement, j'aide la police à résoudre un vol où il pourrait être impliqué. Non je ne pense pas. C'est à Lordly tailor... Oui il semblerait que c'est elle qui a appelé la police. C'est ça je lui rend service. Merci Maya, je te skype dès que je les reçois.

Maintenant qu'il y pesait, le détective en charge de l'affaire semblait vachement silencieux. Ça ne ressemblait pas au volubile Dick Gumshoe de garder la bouche serrée et de consulter encore et encore la lettre sybilline si mal écrite qu'on aurait pu voir Deflasque ou Defrusque à la signature.

-Ok Dick, quelque chose te préoccupe dis moi c'est quoi.

-Tu vas le défendre?

Woaw ça c'était plutôt brutal, répondre à sa question par une autre question. Il soupçonnait donc Ron Delite... Intéressant.

-Uniquement s'il reste des points d'ombre à la fin de cette enquête et que c est lui qui est accusé.

-Ouais ben le fait pas! T'as aucune chance de gagner mon gars, y a pas que cette lettre qui l'accuse.

-Gagner, perdre, je ne suis plus un enfant. La cour est une affaire sérieuse où on décide du sort d'une autre personne. Tout ce qui m'intéresse est la vérité. Et c'est quoi les autres choses qui l'accusent.

-C'est... Tu sais quoi, je te le montrerai sur la scène de crime.

Nos deux amis franchirent le cordon de sécurité et se rendirent vers la salle d'exposition, qu'ils comptaient traverser, mais c'est là que le détective reçut la nouvelle, l'autre détective, un dénommé Lyons souhaitait s'entretenir avec lui  à propos des enregistrement des caméras dans la salle d'exposition. On dirait bien que l'étude de la scène de crime allait attendre encore un peu.

Ils s'aventurèrent plus profond dans l'exposition et Noctus vit pour la première fois la femme avec un secret. Un secret que Wright et Edgeworth avaient percé et qu'ils avaient à jamais scellé dans le tribunal. Un secret de vie ou de mort. Tout ce qu'il savait était ce qu'il en avait entendu avant qu'Adrian Andrews les interrompe. Adrian Andrews était malade, et si on connaissait sa maladie, elle mettrait fin à ses jours. Cette maladie, il savait qu'il l'aurait découverte en fouillant dans les archives du cabinet. Mais quelle noblesse y aurait-il eu à prendre la voie la plus directe? Non il avait eu la patience de ne pas se jeter sur le dossier, il utiliserait cette patience pour ce vol. Les deux n'avaient aucun lien après tout.

En face d'elle se tenait un individu androgyne, il n'arrivait pas à décider si c'était une fille masculine ou un gars féminin. Probablement le détective Lyons. Décidément, cette galerie était truffée d'énigmes en tous genres.


-Vous vouliez me voir?
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Deborah Lyons
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MessageSujet: Re: Comme un air de déjà-vu [PV Adrian]   Jeu 6 Nov - 18:20

Tout le temps qu'Adrian avait passée à fouiller, Deborah l'avait suivie en prenant des photos. Visiblement, elle était perdu dans sa propre galerie, peinant à retrouver quoi que ce soit. Ce qu'elle confirma, en quelque sorte, au moment de lui révéler que d'autres vols avaient été commis. Quoi, des babioles manquaient ? C'était d'autant plus curieux qu'elles n'avaient pas de valeur. Et qu'ils étaient originellement éparpillés aux quatre coins de la pièce. D'ailleurs, tout avait été déplacé, selon Adrian. Même des meubles en bois brut, trop lourds pour être déplacés par une personne seule. Étrange. Et sans doute pas insignifiant. Mentalement, l'inspectrice prit note de tous les détails possibles.

Et elle remarqua aussi l'air surpris de la jeune femme quand elle trouva une couronne, cachée dans un tiroir. Visiblement, le bijou ne figurait pas sur la liste de l'exposition. La couronne volée dans le coffre peut-être ? Après tout, la détective ne savait même pas à quoi ressemblait le bijou, elle ne l'avait même jamais vu en photo. Ç’aurait pût être lui, elle n'en saurait rien. Non, Adrian elle l'aurait reconnu, et elle l'aurait signalé. Un bijou importé de l'extérieur, alors ? Une pièce à conviction des plus importante ! Sans attendre, elle sortit un sachet pour preuves et le tendit à Adrian, ouvert pour qu'elle n'ait qu'à glisser la couronne à l'intérieur. Comme elle l'avait photographiée dans le tiroir, aucun problème.

" Comme quoi, votre impression était juste. Ce que nous avons découvert ici sera sans doute utile à l'enquête. Un avis sur cette couronne ? "


Ce fut le moment que choisit l'inspecteur Gumshoe pour arriver. Elle entendit le bruit de ses pas avant de le voir, et se retourna. Il était égal à lui-même, peut-être les épaules un peu plus tombantes que d'habitude. Et il regardait vers le bas. Qu'est-ce qui le mettait dans cet état ?
Elle n'eut pas le temps de se pencher sur la question avant de remarquer quelqu'un derrière Gumshoe. Un… Civil ? Sur le lieu du crime ? Il y avait donc un autre témoin ? Pourquoi n'avait-elle pas été prévenue ? Hmm, sans doute était il déjà interrogé par l'inspecteur à ce moment-là. Mais alors, pourquoi était-il encore ici ? Et surtout, pourquoi suivait-il Gumshoe ? Est-ce que des agents n'auraient pas pu le surveiller ?

" Vous vouliez me voir ? "

Elle fit un pas en avant, rangeant son téléphone, et tendit une main au détective. Il la serra mollement, visiblement pas au mieux de sa forme - ou de sa motivation.

" Oui, je voudrais savoir ou en est votre enquête. J'ai été appelée en renforts, mais je ne sais toujours rien de ce qui s'est produit ici. Et tant que vous y êtes, qui c'est ? "

Elle termina sa phrase en désignant le civil d'un mouvement de tête. Il semblait jeune, enfin, jeune… A peu près de son âge, ce qui était en dessous de la moyenne. Avec un regard vif, du genre à remarquer les détails et à les retenir. Sans vrai raison, un frisson parcourut son échine.
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Adrian Andrews
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MessageSujet: Re: Comme un air de déjà-vu   Jeu 6 Nov - 21:03

À peine l’idée de deux voleurs évoquée dans sa tête, Lyons lui brandit un sachet bien scientifique, afin d’y glisser la couronne mystérieuse. L’inspectrice demanda alors à Adrian la signification de cet objet. Elle ne devait pas être au courant de l'apparence de la couronne des Habsbourg. Elle se mit alors à lui expliquer :

- En fait, c’est une copie presque parfaite de la couronne qui a été volée, je ne comprends pas ce qu’elle faisait dans le bureau… Quand je dis presque parfaite, c’est juste que la pierre précieuse n’est pas un rubis, mais elle conserve la forme et à peu près la couleur, on s’y tromperait donc facilement.

Adrian voulait un avis extérieur sur la présence de la couronne dans la salle d’exposition, et une inspectrice aurait sûrement une idée de comment elle s’était retrouvée perdue dans un tiroir. Adrian pensait de son côté que le cambrioleur voulait inverser les deux couronnes, mais encore une fois, cela n’allait pas du tout avec le fait qu’elle se trouvait là, il fallait donc penser à autre chose.
Si ce n’est pas le cambrioleur, qui aurait placé le bijou ici ? Le second voleur potentiel ? Mais pourquoi ? Il n’y avait aucune raison de placer une fausse couronne, surtout que si ce second voleur existait et qu’il était présent dans la salle de l’exposition, cela signifiait qu’il voulait voler autre chose que la couronne.
Un membre de la galerie ? Adrian ne voulait pas y penser mais elle y était obligée. Il était bien facile pour n’importe qui travaillant ici d’ouvrir un tiroir et d’y dissimuler un objet pour telle ou telle raison. Le patron qui désirait cacher quelque chose ? Il avait un comportement étrange quand il a débarqué sur la scène du crime, et déjà avant son congé, elle l’avait trouvé beaucoup plus tendu que d’habitude. Mais tout le monde était tendu, aussi bien les vigiles qu’Angela et bon nombre de personnel.
Mais tout ceci n’était qu’hypothèses et suppositions, Adrian avait besoin de concret. Elle voulut alors questionner Lyons sur le sujet mais deux personnages firent leur intrusion et elle se coupa dans son élan.

Ainsi donc, le détective Gumshoe et un illustre inconnu débarquèrent dans la galerie. Le premier n’avait pas l’air d’être dans son assiette, avait-il découvert quelque chose de dérangeant ou de surprenant ? Le détective alla serrer la main de l’inspectrice qui demanda alors à Gumshoe plus de détails sur l’enquête dans le sous-sol. Enfin Adrian pourrait avoir des détails sur ce qu’il s’était passé le soir du crime.
Quant à l’autre individu, il fixait étrangement Adrian du regard et cela la perturba quelque peu. Le connaissait-elle ? Ou est-ce qu’il la connaissait ? Elle voulait s’enfuir pour éviter de croiser son regard, mais elle se devait de rester et d’écouter ce que le détective avait à dire. Encore une nouvelle épreuve…
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Noctus Saneada
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MessageSujet: Re: Comme un air de déjà-vu [PV Adrian]   Ven 7 Nov - 19:17

L'énigme du sexe de la détective Lyons s'était pour ainsi dire résolue d'elle-même, il avait juste fallu que celle-ci se mette à parler. Ça où il avait à faire à un castra, un castra qui avait des hanches plus développée que ses épaules, ah la beauté de la nature. Apparemment, elle devait aimer jouer sur cette ambivalence, uniforme plutôt masculin, absence de formes, cheveux courts, absence de maquillage. Différents points qui mettaient en évidence son désir de confusion. Un adversaire confus est après tout bien plus facile à contrôler. C'était une stratégie... intéressante.

-Lui c'est mon assistant!

Il inclina la tête vers les deux jeunes femmes pour les saluer.

-Noctus Saneada. C'est un plaisir de travailler avec vous.

Le regard de Noctus balaya la pièce, enfin balaya... Il ne retirait pas la poussière sous les meubles ou à côté... En fait, il y avait des rectangles de poussières qui curieusement ne coïncidaient pas avec les meubles posés, c'était curieux... Le balayeur aurait-il oublié de faire son travail?

-Un examen de la vidéosurveillance semble inculper un individu ressemblant à Mask*Demasque. On le voit en effet sortir du coffre avec une boîte sous le bras. De plus, après avoir interrogé, le directer sur sa version de l'affaire, nous avons trouvé ceci.

Le détective produisit un sac transparent pour y ranger une preuve et en sortit la lettre, il la tendit ensuite à la détective Lyons pour qu'elle puisse en découvrir le contenu.

-Avec de telles preuves, il semble qu'il n'y ait plus aucun doute quand à la conclusion de cette affaire.

holdit

-Arrêtez moi si je me trompe détective, mais la scène du crime est bien l'entrepôt?

-Oui, c,est là que le coffre a été trouvé ouvert!

-Alors je trouve définitivement bizarre que nous rencontrions le déective Lyons et mlle Andrews dans l salle d'exposition avec des gants en latex. Ai je raison de penser que ces meubles n'étaient pas disposés comme ça à la base?

La question de l'avocat s'adressait particulièrement au témoin qui semblait malgré ses apparences de professionnelle n'en mener pas large.
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Deborah Lyons
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MessageSujet: Re: Comme un air de déjà-vu [PV Adrian]   Ven 7 Nov - 23:04

Une copie de la couronne volée. L’existence même d’un tel objet était des plus intéressante. Si quelqu’un avait été jusqu’à préparer une copie, une copie qui avait apparemment fait illusion l’espace d’un instant mais n’avait pas tenu face à un examen poussé, c’est que le vol était planifié de longue date. Même pour un joaillier ou un faussaire entrainé, une pièce avec ce niveau de complexité prenait du temps à fabriquer. Et pour faire une copie, il fallait aussi des informations sur l’original, au moins des photographies, au mieux un accès direct. Et en même temps, la supercherie avait été découverte bien vite. Et si la copie n’avait pas été destinée à se faire passer pour l’original, ou tout du moins pas face à un examen poussé ? Dans tous les cas ce serait une preuve capitale, et trouver son origine ou sa signification était des plus importants. Quant à sa présence dans la salle d’exposition, cachée dans un tiroir… Trop d’éléments manquaient encore, mais si elle devait avancer une hypothèse, l’inspecteur Lyons dirait qu’elle avait été cachée là par quelqu’un espérant la soustraire à l’enquête, l’abandonner là où personne ne la chercherait jusqu’au moment où la police relâcherait sa surveillance, pour pouvoir alors la faire sortir sans risque. Une théorie ne reposant pas sur grand-chose, raison pour laquelle elle préféra la garder pour elle.

Gumshoe présenta le civil qui le suivait comme son assistant. Nocts Saneada. Ni grade, ni titre, ni quoi que ce soit, juste un nom. Donc bel et bien un civil sans rapport avec l’enquête. Bah, après tout pourquoi pas, s’il servait d’assistant à Gumshoe l’inspecteur devait le surveiller. De plus, elle avait déjà entendu parler de consultants, avec un statut spécifique, autorisés à accompagner la police et à participer aux enquêtes. Donc même si sa fonction « d’assistant » était surprenante, elle n’était pas étrange.

Elle lui tendit la main après sa présentation, mais déjà son attention était ailleurs, occupée à observer la pièce. Qu’il observe, il arrivait après la bataille ! Gumshoe de son côté était plu intéressant, puisqu’il expliquait ce que leur enquête avait révélé jusque-là. Visiblement ce Mask*Demasque, ou quel que soit son nom, était véritablement le suspect numéro un. Et une lettre, avec un motif plutôt ostentatoire et une écriture à la limite du déchiffrable signée Mask*DeQuelqueChose, était une preuve décisive. Elle s’apprêtait à demander des précisions au détective quand un cri la fit sursauter, réveillant en un instant des envies de violence.

Objection ?

OBJECTION ?

Elle se tourna vers le civil, son regard soudain beaucoup plus dur. Ses poings s’étaient serrés comme mus par une volonté propre, froissant le sac à indice (mais par chance pas la carte à l’intérieur). Il n’y avait que deux catégories de personnes utilisant ce mot de cette façon. Les avocats et les procureurs. Or les procureurs étaient généralement trop fiers de leur titre, et de leur droit à mettre leur nez partout impunément, pour ne pas s’en vanter. Elle avait donc à faire à un avocat. Un avocat sur sa scène de crime. Le pire étant que, s’il était effectivement sous la protection de Gumshoe, elle ne pouvait risquer de le  faire dégager par un agent sans se mettre son collègue à dos. Mais pourquoi laissait-il un avocat le suivre, d’ailleurs ? Un procureur elle aurait pu comprendre, à défaut d’être agréable leur présence sur le lieu d’un crime était légale. Mais un avocat ? Et en plus il s’adressait directement à la témoin ? A sa témoin ? Sur sa scène de crime ? Mais pour qui se prenait-il ?

" Et si vous vous mêliez de vos affaires ? " Ne parvint-elle pas à retenir. " Un civil n’a rien à faire sur le lieu d’un crime, à moins qu’il ne soit personnellement impliqué et possède des informations justifiant sa présence, ce qui n’a pas l’air d’être votre cas. "

Elle se passa une main sur le visage, tentant de rester calme. Elle s’entendait respirer, et ce n’était pas bon signe.

" Mademoiselle Andrews, dit-elle en se tournant vers Adrian, vous n’êtes pas tenue de répondre à ses questions. En fait ne leur répondez pas du tout. Et s’il fait mine de toucher à quoi que ce soit sans l’accord explicite et spécifique d’au moins un agent en service, vous êtes en droit de hurler pour qu’on vienne l’arrêter. Quand à vous, et elle se tourna cette fois vers Gumshoe, avec moi. Il faut qu’on parle. "

Et sans attendre qu’il puisse répondre, elle se dirigea vers un couloir voisin qu’elle espérait inoccupé.
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Adrian Andrews
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MessageSujet: Re: Comme un air de déjà-vu   Sam 8 Nov - 11:15

Avant de commencer, le détective Gumshoe présenta tout d’abord l’effrayant individu comme son assistant. Combien de personnes comme celle-là connaissait-il, celui-là ?
L’inconnu salua Adrian et Lyons d’un mouvement de tête. Il s’appelait Noctus Saneada. Un nom qu’elle espérait oublier au plus vite…
Il observait la salle de manière assidue, malgré son apparence de civil ordinaire, il devait avoir l’habitude de ce genre de situation. Que pouvait-il avoir remarqué, lui qui n’était jamais venu ici avant ? Enfin à sa connaissance…
Puis le détective fit enfin son rapport sur la caméra de surveillance. Et il affirma que Mask*Demasque fut aperçu avec la boîte de la couronne sous le bras. Adrian ne s’y attendait pas, pour elle, il n’avait rien à voir dans cette affaire. Mais Gumshoe leur montra ensuite la carte de visite du fameux cambrioleur, et celle-ci confirmait à priori la présence de Mask*Demasque hier soir dans le sous-sol.

Alors est-ce que Mask*Demasque était vraiment le responsable dans cette affaire, encore une fois ? Au moins elle saurait qu’elle ne devait ses malheurs qu’à cet individu, mais quand même… Ça pouvait tout aussi bien être un rigolo déguisé en son idole, il aurait paru qu’il y en avait un qui en était mort il n’y avait pas si longtemps… Mais un pareil individu pourrait-il être aussi doué que le vrai pour entrer dans une galerie très sécurisée et s’emparer d’un tel objet sans être découvert ? Cela paraissait peu probable.

Pour Gumshoe, l’affaire était claire comme de l’eau de roche et il paraissait vouloir conclure le dossier dans l’immédiat. Mais une objection se fit soulever par Saneada. Ce dernier, apparemment plus perspicace qu’il n’en avait l’air, se demandait en effet pourquoi une inspectrice et un témoin se trouvait dans une pièce autre que celle du crime. Puis il fit la remarque des meubles déplacés, remarque qu’il déduit à cause des traces de poussière qui ne correspondaient pas. Les employés d’entretien n’avaient pas fait correctement leur boulot, elle devrait leur faire la morale.

Sa question fut néanmoins étrangement adressée à Adrian, et elle commença à perdre ses moyens. Devait-elle divulguer des informations à un homme qui débarquait comme cela sans prévenir ?

Mais Lyons prit l’intervention de Saneada d’un mauvais œil et piqua une petite colère. Pour elle, ce civil n’avait rien à faire ici tant qu’il n’avait aucun lien avec l’affaire en cours. Puis elle s’adressa directement à Adrian, en la priant ne pas adresser la parole à ce vil individu qui tenait juste à lui soutirer des informations vitales pour l’enquête. Elle devait faire en sorte qu’il ne touche à rien, et devait prévenir le moindre écart de conduite.
Adrian était confuse mais acquiesça aux consignes de l’inspectrice. Elle avait l’air plus honnête et professionnelle que Saneada. Et puis elle avait confiance en elle, déjà avec une certaine procureure, elle s’était sentie en sécurité durant la terrible affaire d’il y a deux ans. Adrian décida donc d’écouter les mots de Lyons à la lettre près.

Celle-ci tourna les talons et se dirigea vers un bureau désert, afin de parler plus longuement avec Gumshoe. Sûrement sur l’affaire, mais aussi sur la présence de Saneada dans la galerie. Adrian se retrouva ainsi seule avec lui. Elle commença à angoisser, elle n’avait plus l’habitude d’être en tête-à-tête avec un inconnu.

Allait-il la forcer à parler ? C’était peut-être après tout juste un procureur qui faisait son travail. Mais Gumshoe travaillait pour Edgeworth, et la réaction de Lyons n’aurait pas été de la sorte si c’était juste un avocat de l’accusation.
Il pouvait donc tout aussi bien être un avocat de la défense… Et comme une certaine connaissance, il s’incrusterait sur les scènes de crime sans prévenir… Mais était-il aussi sincère et bienveillant que son ami ?
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Deborah Lyons
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MessageSujet: Re: Comme un air de déjà-vu [PV Adrian]   Mar 25 Nov - 22:25

Elle prit l'inspecteur à part dans un bureau. D'ici, elle pouvait surveiller la salle du coin de l’œil sans craindre que sa « discussion » avec Gumshoe ne soit entendue. Elle devrait juste faire attention à ne pas crier trop fort.
Elle le coinça dans un angle, le visage déformé par un rictus rageur.

" Est-ce que vous pouvez m'expliquer pourquoi vous avez amené un avocat sur le lieu d'un crime ? Est-ce que vous avez perdu la raison ? "

Il baissa les épaules, détournant le regard pour éviter les éclairs lancés par les yeux de Deborah.

" Noctus nous a déjà été d'une grande aide sur d'anciennes affaires, alors quand il a demandé s'il pouvait nous aider… "

" Alors c'est lui qui est venu vous chercher ? Et vous avez accepté de le laisser fourrer son nez partout ? Si vous aviez été désespéré au point d'aller chercher son aide, j'aurais pu comprendre ! Enfin non, je n'aurais pas pu non plus. Mais là, il… "

Incapable de trouver les mots, elle leva un poing si serré que ses phalanges étaient blanches. Après avoir hésité entre l'abattre sur Gumshoe, sur le mur juste derrière sa tête, ou le baisser, elle fit demi-tour. Tandis qu'elle se mettait à faire les cent pas, fulminant et essayant de regrouper ses pensées, le détective tenta de se rattraper.
" Hey, il est très bien comme type ! Malin, et sympa, et tout ! Vous le connaissez même pas, pourquoi vous vous énervez ? "

Elle poussa un soupir furieux, se passant la main devant le visage pour éviter de faire autre chose.

" Vous savez quoi ? Vous avez raison. Je n'ai aucune raison de m'énerver. C'est votre enquête, je ne suis là que pour aider. Si cet avocat fout tout en l'air, c'est votre problème, et ce sera à vous d'assumer ! Tenez, je vais même essayer d'être polie avec lui. Je ne garantie pas d'y arriver, mais j'essaierais. Vraiment. Et maintenant que cette question est réglée, si vous me parliez de l'affaire ? "

Peu convaincu, Gumshoe accepta tout de même. Les deux détectives échangèrent les informations qu'ils avaient trouvés chacun de leur côté. Deborah prit note mentalement de tout ce qu'elle entendait, tentant de reconstituer le puzzle. Alors le suspect principal était un voleur ayant déjà frappé la galerie ? C'était… Improbable. Et facile à vérifier. Il suffirait de comparer la carte reçue cette fois avec celles envoyées précédemment. La thèse du coup monté par le propriétaire de la couronne restait pour elle plus crédible. S'il avait effectivement, comme elle le suspectait déjà, choisi cette galerie justement parce qu'elle avait été victime d'un vol… Alors faire accuser le même voleur que la première fois était un choix logique. Face à des enquêteurs idiots ou pressés d'en finir, cela aurait pu marcher. Pas face à deux inspecteurs, par contre.

Des éléments restaient flous bien entendu, et l'enquête n'était pas terminée. Si vraiment le voleur était Mask*Demasque, comment s'y était-il prit pour échapper à la sécurité ? Avait-il eut un complice à l'intérieur ? Même question si le voleur était quelqu'un d'autre. Et pourquoi la pagaille dans la salle d'exposition, bien loin du coffre ? Et surtout, que faisait une fausse couronne cachée dans un meuble ? Deborah avait bien une hypothèse à ce sujet, mais elle restait très vague… Et très hypothétique.

" Très bien, finit-elle par dire. Je vois que votre enquête a bien avancé. Vous n'aviez pas vraiment besoin de mon aide. D'ailleurs, pourquoi avoir demandé du renfort ? "

" C'était pas moi. C'était le directeur de la galerie. Il a insisté pour que je reçoive de l'aide. Mais je suis content que vous soyez là ! A nous deux, cette enquête sera vite bouclée ! "

" Espérons. En attendant, vous devriez retourner avec la témoin. Je vous rejoins tout de suite. "

Il acquiesça, visiblement de nouveau de bonne humeur, avant d'effectivement y aller. Elle attendit qu'il soit sorti pour fouiller dans ses poches et en tirer un patch de nicotine. Elle n'allait pas avoir l'occasion de fumer avant un moment, et si c'était pour passer l'enquête à s'énerver, autant rentrer chez elle. Un patch ne serait jamais aussi efficace qu'une cigarette, mais ça lui permettrait de tenir. Elle enleva sa veste et déserra sa cravate, glissant une main à travers le col de sa chemise pour aller coller le patch sur son épaule. Puis quand ce fut fait, elle se rhabilla en prenant bien soin qu'aucun signe ne puisse trahir ce qu'elle venait de faire. Enfin, elle se décida à retourner avec Gumshoe.
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Noctus Saneada
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MessageSujet: Re: Comme un air de déjà-vu [PV Adrian]   Mer 3 Déc - 11:15

Visiblement, le détective avait une dent contre lui. Est ce que c'était un crime que d'être observateur? Bon il ne l'était pas toujours, et particulièrement pas quand il n'avait pas ses lunettes mais là la questionne se posait pas. Toujours était-il que la représentante de la loi l'avait littéralement agressé et interdit à Mlle Andrews de lui parler. Et il l'avait vu acquiescer en mode enfant qui écoute la maîtresse. Après quoi elle emporta Gumshoe avec elle.Il en était sûr, elle aussi cachait quelque chose... Cela dit il devait se concentrer sur l'enquête et découvrir les secrets des deux femmes n'allait probablement pas changer les choses. Enfin dans le cas de l'inspectrice, Edgeworth avait carrément fait chanter le témoin durant le procès. Procès où elle s'était montrée particulièrement têtue. Et surtout... stupide. Oui c'était un geste intelligent de refuser de témoigner, mas quand les preuves vous désignaient comme coupables, refuser de témoigner signifiait refuser de se défendre. Bref, il avait eu le présentiment que quelqu'un l'avait manipulée ou plutôt lui avait sorti un truc du genre si la situation dégénère, refusez de témoigner.

Il la regarda et se contenta de lui sourire avant de sentir son portable vibrer signe que les données avaient été transférées. Il les consulta et relut le dossier des affaires concernant le vol de la gallerie et le meurtre de Kane Bullard. Alors qu'il consultait le dossier, il se remémorait les dernières paroles de Luke Atmey, l'as des détectives. Curieusement, il s'était senti une affinité avec lui, non c'était comme la maison hantée, il avait eu l'impression de se voir dans un miroir déformant, il aurait été tellement simple de décider de ne s'intéresser qu'à la victoire... Mais ce qu'il voulait n'était pas la victoire. Non, il désirait autre chose, ce que le détective avait désiré sans jamais l'obtenir. C'était vraiment l'histoire d'un triste clown. Bon il était inutile de se ressasser ce qui aurait pu être. De toute façon, Atmey n'avait pas obtenu la peine capitale. Comment aurait-il pu quand l'équivalent d'un Von karma de la défense s'occupait de son cas. Un son se fit entendre sur son téléphone, celui d,un message texte. Ça y est, il subissait l'harcèlement numéro 25 de mademoiselle Fey.

"Alors ça avance :3?"

"Pas trop non, y a une autre détective avec Gumshoe et elle a interdit à Mlle Andrews de me parler et de hurler si je touche à quoi que ce soit."

"Lol! Tkt Maya est là! ;)

"C'est bizarre je commence à m'inquiéter d'un coup... Le boss t'as dit rien d'illégal."

"Mdr! Nn mé je vs juste l'apelé! XD!"

"Tu fais comme tu veux, mais perso je veux pas qu'elle se sente forcée hein! Je donne juste un coup de main là. En fait je préfèrerais que tu la laisses décider."

"Lol! On verra! :p"

Il espérait avoir dissuadé la co-directrice de Wright and co, mais le problème avec Maya était sa capacité à aider les autres de façon chaotique et sa perséverance quand elle avait une idée en tête. Enfin la détective arrivait avec un Gumshoe qui tirait une tête de trois pieds de longs. Bon il allait devoir l'ajouter au burger de fin d'affaire. De toutes façons dès qu'on parlait de Maya, il y avait hamburger à mettre à la fin de la phrase.

-Bon retour détective, eh Dick! J'ai avec moi la copie du dossier concernant le vol de l'urne Kurain et... ses conséquences. Je pense que vous y aurez accès aussi de votre côté, mais puisque je possède déjà ces informations, je suis prêt à les mettre en commun afin de faciliter l'enquête. Toutefois, vous aurez besoin de l'accord de l'avocat en charge de l'affaire si vous désirez utiliser cette copie en tant que preuve.

Il transféra donc les données et en profita pour montrer la carte de visite de Mask*Demasque.

-Comme vous pouvez le voir, les calligraphies ne correspondent absolument pas, néanmoins, cela ne signifie rien, le vol de l'urne a été perpétré par Luke Atmey tout comme la rédaction de cette carte. Par contre, l'absence du symbole qui est sur cette carte, infirme l'intervention de Mask*Demasque dans ce vol...

-EH! Attend une minute mon gars! C'est le dossier du meurtre de Ken Boulard, c'est ça?

-Kane Bullard, oui.

-Alors que fait l'enregistrement de la sécurité dessus?
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Adrian Andrews
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MessageSujet: Re: Comme un air de déjà-vu [PV Adrian]   Jeu 4 Déc - 21:13

Saneada esquissa un sourire à Adrian ce qui la fit frémir. Voilà maintenant qu’elle était seule face au dernier individu auquel elle voulait se confronter. Adrian fit donc en sorte de ne plus croiser le regard de l’individu. Pourquoi l’inspectrice l’avait-elle laissée seule ? Certes elle avait interdit à l’avocat de lui adresser la parole, mais son absence lui permettait d’agir à sa guise, et Adrian n’était pas sûre de pouvoir crier comme Lyons le lui avait demandé.
Finalement, Saneada consulta son téléphone, ce qui laissa à Adrian le temps de souffler un peu. Malgré sa peur, Adrian ne pouvait s’empêcher de l’observer, et elle constatait que ses agissements étaient très professionnels. C’était quelqu’un qui savait ce qu’il faisait. Un peu comme un autre avocat de sa connaissance…
Finalement, Adrian laissa ses pensées s’évader quelques secondes de sa prison d’exposition. Elle repensait à tout ce qui s’était passé depuis le premier vol à Lordly Tailor. Elle avait pu revoir ses amis et avoir un semblant de vie sociale, elle était satisfaite de faire son travail, et rien n’avait semblé pouvoir perturber cette ambiance sereine. Malgré tout, Adrian sentait qu’il lui manquait quelque chose. Ce quelque chose, elle n’avait pas besoin d’aller bien loin pour savoir ce que c’était, mais elle se le refusait. Il est vrai qu’elle a surmonté ses craintes les plus profondes, mais elle n’était pas totalement sortie de son besoin de contact. Pas juste des amis à qui on téléphone une fois tous les six mois, de vrais amis.

Saneada en avait apparemment lui des amis. Il textotait depuis quelques minutes, lorsque l’inspectrice Lyons revint avec un Tektiv assez tourmenté. Elle avait dû ne pas l’épargner…
Saneada commença à discuter avec eux, mais Adrian reçut un coup de fil à ce moment-là. Sur son portable figurait le numéro de l’Agence de Phoenix Wright. Tiens, elle qui voulait parler à des amis, cela tombait bien. Mais peut-être ne l’appelait-il que par rapport à l’affaire en cours ? On n’appelait en général Adrian que pour demander de l’aide ou des informations…
Adrian voulut raccrocher sur le coup, mais machinalement elle répondit :

- Allô ? Andrews à l’appareil.

- Bonjouuur c’est Maya ! Tu croyais que ce serait Phoenix hein ?

Maya. Adrian ne la connaissait pas plus que ça, mais c’était quand même une amie. Un peu trop extravertie et imprévisible, mais bon, elle avait aidé Phoenix sur de nombreuses affaires.
Adrian ne pouvait s’empêcher de penser qu’elle ne voulait pas lui parler. Ce n’était pas vraiment le moment, et elle aurait préféré parler à Phoenix directement.

- Ah bonjour Maya, quelle est la raison de cet appel ?

- Eh bien ? Pour le vol ! Je viens t’apporter mon soutien !

Mon Dieu, comment pouvait-elle être au courant ? Cet avocat aurait-il déjà averti tous les journaux de ce qu’il s’était passé ici ?
Adrian ne voulait plus avoir affaire aux médias, ils étaient bien trop cruels pour qu’elle supporte de nouvelles rumeurs ou déblatérations de journalistes sans cervelle.
Devant le silence d’Adrian, Maya reprit :

- Ne t’inquiète pas, c’est Noctus qui me l’a dit ! On se connaît tu sais. Tu peux lui faire confiance, c’est quelqu’un de très sympa ! Tu peux donc tout lui dire, il ne te jugera pas.

Adrian ne sut comment réagir. Piquer une crise ou tout envoyer valser ? Voilà que cet avocat se servait de jeunes filles pour convaincre les témoins de lui parler. Sauf que là c’était Maya, et Adrian ne pensait pas que la jeune femme l’induirait en erreur.

- Euh d’accord, je prends note, mais… je ne sais pas vraiment si je peux lui dire quoi que ce soit, je ne peux pas dire tout ce que je sais comme ça…

- Mais si tu peux ! Surtout quand il s’agit des avocats les plus cools que je connaisse ! Tu as bien eu des réticences au début avec Nick à ce qu’il paraît non ?

- Bon, euh, très bien je… je vais voir ce que… je vais faire.

- J’espère bien, sinon je serais vexée ! Allez courage, et bonne chance pour la suite !

Maya raccrocha. Elle était tout le contraire d’Adrian, elle était franche, et ne passait pas par 4 chemins pour dire ce qu’elle pensait. Cela énervait Adrian, mais encore plus quand elle avait raison. Avec Phoenix, le premier contact n’avait pas été tendre. Tout cela parce qu’elle l’avait jugé parce qu’il était avocat. Ne refaisait-elle pas la même erreur avec Saneada ?

Adrian se redirigea vers les protagonistes de l’enquête en cours. Elle s’était décidée à être plus correcte avec l’avocat, mais tout en restant prudente. Ils étaient en train d’étudier des images… Provenaient-elles de la caméra ?
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MessageSujet: Re: Comme un air de déjà-vu [PV Adrian]   Sam 6 Déc - 16:52

" Saneada " grogna-t-elle en réponse au salut de l'avocat. Elle avait promis à Gumshoe qu'elle serait plus polie, mais elle allait avoir du mal. Ce serait déjà un bon début si elle parvenait à collaborer avec lui. Un avocat. Cette seule pensée lui arracha un frisson.

Visiblement, dans l'autre sens, la collaboration était beaucoup plus naturelle. A peine les deux inspecteurs étaient-ils revenus que déjà l'avocat leur envoyait un dossier. En tout cas il l'envoya à Gumshoe, et Deborah le consulta par dessus son épaule. Ainsi c'était le dossier du premier vol. Intéressant. Elle comprenait mieux pourquoi Mask*Demasque était suspect. Même si elle avait toujours du mal à croire en sa culpabilité. Trop évident. Qu'il ait agit ainsi, laissant les vidéos et envoyant une carte, quand personne ne savait qui il était, oui. C'était très arrogant, certes. Mais faire la même chose maintenant qu'il avait été identifié et jugé (et innocenté, mais c'était une autre histoire), c'était simplement idiot. C'était comme se tirer une balle dans le pied. Et par principe, l'inspectrice Lyons considérait toujours que tant qu'ils n'avaient pas prouvé le contraire, les gens avaient un minimum de bon sens.

Quand Gumshoe confondit les vidéos, elle leva un sourcil. Se ressemblaient-elles tant qu'il pouvait penser ça ?

" Je voudrais voir la vidéo de sécurité prise au moment du vol de la couronne. Est-ce que vous en avez un enregistrement ? "

Si vraiment les deux vidéos étaient assez semblables pour être confondues, il n'y avait que trois possibilités. Soit le nouveau voleur avait involontairement imité le premier vol, ce qui était fortement improbable mais pas impossible. Surtout en considérant que la mémoire de Gumshoe n'était pas infaillible, et que le premier vol remontait à un peu plus d'un an. Seconde possibilité, le premier vol avait sciemment été imité. La seule raison que Lyons voyait à ça était justement de faire accuser Mask*Demasque en rappelant le premier vol. Ce qui pointerais dans la direction d'une mise en scène et d'un voleur autre. Et enfin, il pouvait s'agir véritablement de la même vidéo. Apparemment, lors du premier vol, la caméra de sécurité avait été trafiquée pour afficher des images préenregistrées. La même technique avait pu être réutilisée pour masquer le moment du vol et éviter au vrai voleur d'être filmé.

Il était possible de vérifier laquelle était la bonne en comparant les deux enregistrements. Malheureusement, ça serait un peu plus compliqué que prévu. En réponse à sa demande, Gumshoe secoua la tête pour dire "non".

" Désolé mon gars, j'ai bien un enregistrement mais rien pour le lire. "

" Nous pourrions aller dans la salle de sécurité dans ce cas. Ce sera l'occasion de reposer quelques questions au personnel chargé de la sécurité au moment du vol. "

Elle aurait bien pris la tête, pour initier le mouvement et faire en sorte que tout le monde la suive… Mais elle ne connaissait pas le chemin. A la place, elle attendit que Gumshoe s'en charge. Mais il ne s'en était visiblement pas rendu compte, aussi elle dût se racler al gorge et montrer le couloir d'un signe de tête pour qu'il se décide à y aller. Juste au moment de quitter la salle, elle se tourna vers Adrian.

" Mademoiselle Andrews, j'aimerais que vous veniez. Saneada… "

Elle se tourna vers l'avocat. En temps normal elle lui aurait dit de partir. De façon très impérative, et pas très polie. Mais elle avait promis à Gumshoe qu'elle serait plus agréable. Et le détective semblait bien aimer l'avocat, pour quelque raison que ce soit. Elle étouffa un soupire.

" Vous pouvez venir vous aussi. Votre présence sera… Tolérée. "

Appréciée. Elle voulait dire appréciée. Ç’aurait été plus poli, plus gentil. Et ça aurait fait plaisir à Gumshoe, dont la confiance avait pris un coup quand la présence d'un deuxième inspecteur avait été décidée. Mais elle n'avait pas pu. Elle ne le pensait tellement pas que le mot avait refusé de traverser ses lèvres. Elle avait essayé, pourtant ! Mais non. Bah, au moins elle avait été honnête. Il valait toujours mieux être honnête, au moins les gens ne se faisaient pas d'idée.
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Noctus Saneada
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MessageSujet: Re: Comme un air de déjà-vu [PV Adrian]   Lun 15 Déc - 9:14

Et soudainement, la pauvre Andrews recevait un coup de fil. Bon sang comptez sur Maya pour tout chambouler, et vu la conversation qu'il pouvait percevoir et son air torturé, la demoiselle était chamboulée. Ah lala quel ennui! En même temps une enquête propre n'était pas toujours disponible. Il ferait comme d'habitude, il utiliserait au mieux ce qu'il possédait.

Apparemment Miss Lyon tolérait sa présence,  tolérait! Qu'elle était drôle! Maintenant qu'il avait commencé à enquêter sur cette affaire, aucune force au monde ne pourrait l'empêcher de la résoudre.Et puisqu'il était invité à continuer, il allait pouvoir se mettre à jour.. Nonchalamment il se rapprocha du détective Gumshoe. Il savait exactement comment son ami allait réagir.


-Et toi de ton côté du nouveau?

Le détective se mit à bomber le torse, fier de pouvoir montrer qu'il n'était pas complétement inutile.

-Hohoho! Et pas qu'un peu! Figure toi qu'une couronne a été retrouvée!

-Une?

-Tu gâches mon plaisir mon gars... Oui une, une fausse, pareil à la vraie, mais au lieu d'un énorme rubis il y a un jaspe rouge.

-Tu ne me dis pas tout...

-Wah mon gars comment tu sais!

-La fausse couronne justifie la présence de la détective et de miss Andrews, mais ça n'explique pas la poussière. Je pense que les meubles ont été déplacés.

-Ok je renonce, oui il y a eu des trucs qui ont été déplacés, et d autres qui ont disparu, la boîte à bijoux de l'impératrice et quelques uns de ses bijoux ont disparu aussi.

Deux vols et un remplacement, cela devenait de plus en plus passionnant. En fait, un début de théorie naissait dans l'esprit de l'avocat néophyte. Toutefois une question demeurait en suspens, pourquoi?

-EH VOUS! RESTEZ OÙ VOUS ÊTES!

Un homme avec une coupe en brosse et des cheveux châtains tirant sur le blond leur fit obstacle. Il portait un uniforme qui n'était pas sans rappeler la police mais avait un gros logo KB dessus. Pour finir,une barbiche agrémentait son visage en lame de couteau.

-SAVEZ PAS LIRE! ACCÉS INTERDIT SAUF PERSONNEL!

Puis avisant la détective et mlle Andrews, son comportement se fit plus mielleux.

-Mais pour vous mes princesses... Tonton Larry peut faire une exception!

-HAIRY BUTZ!

-AH! JE N'AI RIEN FAIT HIER SOIR!

Et celui-ci s'éclipsa en quatrième vitesse.

-...
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Adrian Andrews
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MessageSujet: Re: Comme un air de déjà-vu [PV Adrian]   Lun 29 Déc - 10:49

L’avocat et les deux inspecteurs analysaient des documents que Saneada leur avait fournis. Apparemment ils portaient sur l’affaire de l’année dernière, et les preuves se ressemblaient plus ou moins entre les deux enquêtes. Ce qui renforcerait la théorie de la présence de Mask*Demasque ce soir-là, mais Adrian connaissait bien le monde des avocats et des crimes en tout genre, et rarement tout était aussi simple qu’on ne pouvait le penser.
L’inspectrice Lyons réfléchissait en silence, elle devait avoir plusieurs hypothèses en tête. Puis elle insista auprès de Gumshoe pour se diriger vers la salle de sécurité afin de regarder la vidéo de ce qu’il s’était passé hier soir. Ainsi la petite troupe se dirigea vers la salle de surveillance. Saneada discutait avec Gumshoe de ce qu’Adrian et Lyons avaient découvert dans la salle d’exposition : la couronne de jaspe, la boîte à bijoux et les meubles qui avaient été déplacés. Adrian commença à réfléchir à nouveau sur ces éléments, mais un personnage bruyant et farfelu hurla sur le petit groupe que seul le personnel était autorisé à passer. Elle semblait l’avoir déjà vu, mais elle n’eut pas le temps de se remémorer son triste visage, le protagoniste en question s’enfuyant après que Gumshoe eut crié une chose incompréhensible.
Après ce petit incident, ils arrivèrent finalement dans la salle de sécurité au sous-sol. Adrian leur indiqua l’endroit où se trouvait la vidéo surveillance. Pendant qu’ils s’affairaient, une autre personne débarqua, toute pimpante et ennuyante.

- Coucou Adriaaaaaaaaaaaaaaaaaan, comment tu vaaaaaaaaas ?

Voilà qu’Angela Malodent venait travailler. Enfin serait venue travailler vu les circonstances, mais elle ne semblait pas être dérangée par la présence de la police.

- Oh, euh, bonjour Angela, tu es au courant que…

- Oh mais c’est qu’il y aaaa du monde ici ! J’espère qu’ils ont utilisé le paaaillaaaasson aaaavant de rentrer… entre toiiiii et moiiiii, ils me paaaaaraissent bien négligés…

Comme d’habitude, Angela ne put s’empêcher de juger les gens dès le premier regard. À la limite elle aurait compris pour Gumshoe, mais les deux autres étaient tout à fait normaux.

- Oui enfin, ce n’est pas la question, ce sont des inspecteurs et un avocat, ils recherchent des preuves pour tu sais quoi (enfin j’espère tu sais quoi).

- Ahahaaaaaa ils ne vont quand même paaaas t’aaaarrêter pour négligence de sécurité ? Qui vaaaaaaa m’aider dans ces heures interminables de traaaavaaail si tu n’es plus lààààààààà ? Alalaaaa ! Vous faites tout pour m’embêter c’est incroyaaaaaaaaaaable…

Puis elle commença son habituel petit discours de plaintes, entre son nouvel ex petit ami, son travail ennuyeux et ses nouvelles chaussures que la boue avait salies. Il ne manquait plus qu’elle pour que cette journée soit totalement ruinée. Intérieurement elle supplia Gumshoe ou Lyons de venir l’interroger afin d’en être débarrassée.

- Et en plus l'ordinaaaaaateur du registre de sécurité m'a lâââââââââââché, je suis vraiment hors de moiiiiiiiiiiiii...
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Deborah Lyons
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MessageSujet: Re: Comme un air de déjà-vu [PV Adrian]   Mar 6 Jan - 18:34

L'intervention du vigile laissa Deborah sans voix. En temps normal, voir quelqu'un s'enfuir ainsi aurait éveillé ses instincts les plus bas, et elle l'aurait plaqué dans le couloir avant qu'il ai pu faire cinq mètres. Mais quelque chose dans son apparence, dans son attitude, avait comme paralysé l'inspectrice qui, encore après qu'il soit parti, se contenta de contempler le vide avec un regard absent. Quand Gumshoe lui secoua l'épaule pour la ramener à la réalité, elle eut l'impression de tomber de haut, sursautant en clignant des yeux. Elle tourna alors un regard incrédule vers son collègue, portant machinalement une main à sa bouche comme pour y prendre une cigarette pourtant absente.

" Ce guignol m'a appelée princesse ? "


" Euh… Wep, c'est bien ce que j'ai entendu. "

Elle prit un instant pour réfléchir, rassemblant ses esprits, avant de répondre.

" Mais c'est qui ? Vous le connaissez ? "


" Oui mon gars, et pas qu'un peu ! C'est Larry Butz, un, euh, un habitué. "

" Un habitué, comme un criminel récidiviste ? "

" Hohoho, bien essayé mais non ! Il a bien été arrêté une ou deux fois, mais jamais condamné. Non, c'est juste qu'il a la poisse. Il se retrouve tout le temps mêlé à des crimes. Et, euh… Depuis qu'il a été arêté pour meurtre à tord, il a un peu peur de la police. Je crois. "

" Je vois. "


Elle marqua une nouvelle pause, réfléchissant à la suite des événements. La salle de surveillance leur tendait les bras, mais un potentiel témoin ne pouvait pas être négligé. D'autant plus que sa réaction était des plus suspectes. Hurler qu'il n'avait rien fait, comme ça, sans que personne ne lui ai rien demandé… Il avait définitivement fait quelque chose. Mais était-ce important ? Aucun moyen de le savoir avant de le lui demander. Elle finit par hausser les épaules.

" Nous irons l'interroger plus tard. Il ne s'enfuira pas. Et même s'il essaie, des agents l'en empêcheront. Allons voir ces enregistrements ! "

Elle adressa un dernier regard à la direction qu'avait prit Larry pour fuir. Elle avait vraiment l'air d'une princesse ? Quelle idée stupide. Comme si ça pouvait suffire à l'amadouer. Même si, elle devait bien l'admettre, le voir se faire tout mielleux juste à la voir avait été… Agréable. Un peu. Même s'il avait surtout eu l'air ridicule. Elle haussa finalement les épaules et reprit son chemin.

Une fois aux sous-sols, le groupe se dirigea vers la salle de vidéo-surveillance. Aucun nouvel incident ne vint perturber leur progression, mais une nouvelle rencontre les attendait au bout du chemin. Une femme, à la voix insupportable, qui devait pourtant aimer s'entendre tant elle parlait. Faisant de leur mieux pour l'ignorer, les deux policiers se dirigèrent vers l'ordinateur. Ce n'était pas un modèle classique, sans doute un modèle dédié à la vidéo-surveillance. Avec plusieurs écrans qui recouvraient une partie du mur. N'ayant jamais été une grande experte en informatique, Deborah décida de laisser faire Gumshoe. Mais quand, après un instant insupportable qui sembla durer une éternité durant lequel le détective ne parvint pas à faire quoi que ce soit, l'inspectrice saisit les mots de la dénommée Angela, elle se raidit. En un bond, elle se dressa devant la femme, droite et imposante. Sans s'en rendre compte, elle adopta une voix grave, lourde et intimidante, qui dissimulait à peine la bouffée de colère qu'elle sentait monter.

" Comment ça, il vous a lâché ? "

Elle ne voulait tout de même pas dire qu'il était… Mort ? Grillé ? Avec les enregistrements ? Ils avaient des copies au moins ?
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Noctus Saneada
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MessageSujet: Re: Comme un air de déjà-vu [PV Adrian]   Mar 13 Jan - 23:40

On pourrait croire que le personnel d'un musée pouvait être aussi monotone que les trésors exposés dans ceux-ci, que nenni! Après un moment de blanc, provoqué par une des personnes les plus transparentes qui soient, le groupe se dirigea vers la salle de surveillance. Là une nouvele définition du mot superficiel vint agresser les tympans des arrivants et au milieu de cette marée de plaintes et de gemissements,il semblait y avoir une infomation intéressante, information que la détective Lyons n'avait pas raté. Il semblait bien que pour trouver le fin mot de l'histoire, ils allaient devoir s'intéresser à la sécurité de cette passoire qu'on appelait gallerie.

-WAAAAH! Il m'a lââââaââché! Avec ce qui s'est paaaaaaaaassé, je suis allée chercher les données de sécurité! Mais c'est n'importe quoaaaaaaaaa! Y doit y avoir un virus c'est pas possiiiiiiible!

Était-elle réfractaire à remettre ces données? En voilà une attitude qui semblait suspecte, l'inspectrice s'en était-elle rendue compte? Avant que celle-ci ne se fasse arrêter pour obstruction, il valait mieux intervenir.

-Mademoiselle, ne serait-il pas de bon ton de confier ces données à la police? Ces données même corrompues pourront favoriser l'enquête.

-Ah ben si vous le diiiites!

Le téléphone en main, Noctus passa le registre imprimé aux inspecteurs, non sans l'avoir photographié recto verso au préalable.



Registre des passages:
 

Pour un mystère c'était un mystère,  une suite de numéro, des caractères in et out et des heures. Quelle était la logique derrière?

-Vous voyez c'est com-plé-tement contradictoooaaaaaare!

-Vous comprenez ce qu'il y a d'écrit dessus?

-Ben oui, le premier numéro 12 machin machin c'est le numéro d'identifiant de l'employé, le deuxième entre parenthèse c'est le numéro de la porte et in ou out signifie qu'il entre ou qu'il sort! Attendez!

Thème: Ghost Trick, complications



Elle sortit une carte montrant lordly Tailor et son sous sol. Le moins qu'on pouvait dire, c'est que ceux qui avaient dessiné cette carte étaient lamentables à titre d'artiste. L'avocat décida quand même de photographier ce gribouillis.


carte de lordly taylor:
 

-Comme vous pouvez le voaaaaaar, il y a des portes numérotées un peu partout. En fait, on peut diviser le premier étage en deeeeeeux! La partie publique et la partie employés!Il y a une porte mployés seulement mêêêêême! C'est la seeeeept! Juste que comme on veut pas de voooooools, on a mis ces dispositifs dans la boutique souveniiiiiiiiir et à la seule issue de Lordly taylor qui en est aussi l'entréééééééée!

-Et le mode jour?

-Ben vu toutes les allées et venues qu'il y a dans le bâtimeeeeeent! Ce serait contreeeeuh pro-du-ctiiif! On a des caméras de sécurités aussi vous savez! Une à l'entrée et une devant le coffre, même que celle-ci prend automatiquement une photo dès qu'on ouvre le coooffre!

-Et si ce n'est pas un employé qui ouvre la porte de nuit?

-Ben ça soooonne patate! La nuit les portes sont verrouillées au-to-ma-tique-meeent! Pour les ouvrir on pose nos badges sur les machins à côté des portes et c'est comme ça que nos identifiants sont enregistrééééés.

-Mais pour la un?

-ALLOOOOO! La un c'est le coffre, ce serait complétement débile si on utilisait le même système, non y a un code pour ouvrir le coooooffre. C'est pour ça qu'il y a pas d'identifiaaaant!

Noctus prenait son mal en patience, se faire insulter par la reine des greluches avait un petit quelque chose de dégradant. Mais il devait admettre que sous ce flot d'inanité, des morceaux d'informations se cachaent. Oui, discuter avec cette fille c'était faire de l'orpaillage. Il ne restait plus maintenant qu'à voir ces contradictions.

-Ces contradictions... ce ne sont pas ces numéros qui disparaissent? vers 4h15 on a 1237256 qui entre dans le labo de restoration le 5, une minute plus tard 1237869 entre à sa suite. Mais en ressortant en 0, soit au poste de sécurité où nous nous trouvons, 1237256 a disparu.

-Ah booooooon? Ah tiens oui c'est vraiiiii! Mais c'est pas ça le problèèèème! Y devait y avoir personne jusqu'à l'arrivée de Larry pour faire le ménaaage à 4h du maaat! La responsable de sécuritéééé me l'a dit à la dernière minuuute! Comment ça a criéééé au bureaaaaau quand je leur aii diiit.

Donc, ce n'était pas les infos qui étaient contradictoires, mais la présence d'infos qui ne coïncidait pas avec les faits.

holdit

-J'ai failli ne pas la voir... D'après vous Larry que je soupçonne d'être Larry Butz, celui qui nous a abordé tout à l'heure est entré à 4h du matin pour faire le ménage. Mais ça contredit le registre.

-Ben ouiiii, c'est pour ça qu'il bug!

objection

Que ça faisait du bien!

-L'arrivée de Mlle Andrews apparaît sur le registre à 7h15. Il n'y a aucune raison que celle-ci ait omis  M. Butz tout le long.

-Et la porte d'entrée! Pourquoi y a pas son numéro sur le (9)?

-Il suffit de regarder 2 entrées avant, 1237869 sort, mais ca ne veut pas dire qu'il a fermé la porte, en fait si on se réfere à ce qui a déjà été dit, Mlle Andrews a trouvé la porte ouverte en arrivant à Lordly Taylor! En fait vu la régularité des temps, par exemple 4 minutes pour aller de 7 à 4 ou 5 minutes entre 2 in et 2 out, sans parler du fait que les deux numéros récurrents ne se croisent jamais, sauf entre 3h40 et 4h00 et c est là que les nombres deviennent fous. 1237256 disparaît et 1237869 va dans toutes les pieces plutôt vite. Ce que l'on voit est une possibilité, possibilité que nos deux numéros ont bien existé. Bien sûr avec ces infos, les entrées peuvent être corrompues, mais ce n'est pas leur logique qui fait défaut. Maintenant le coffre a été ouvert quatre fois, pourrait on voir les photos qui ont été faites?

Enfin les photos apparaissaient, presque sans surprise, Noctus reconnut Monsieur Taylor qui de dos qui de face sur  les premières photos. La troisième photo, Noctus la photographia mais était ce vraiment nécessaire? Il avait la même dans son dossier.

Thème:Please listen! Ace attorney trial and tribulations


Photo de sécurité:
 

-WAAAAAH! C EST LUI! C EST VRAIMENT LUI! MASK*DEMASQUE!

-Vous connaissez?

-Un peu oui! Je suis sa plus grand admiratriiiiiice! Oh mon beau Mask!!

-Dans ce cas pouvez vous me dire s'il a une telle écriture?

Lettre de Mask Demasque?:
 

-Ah bah non, mon Mask il a une écriture élégante comme sa tenuuue... Eh mais une minuuuuute! J'ai déjà vu cette lettre!

Et voilà greluche en chef avait omis ce léger détail. Merci greluche en chef.

-Déjà vu?

-Oui, oui sur mon bureau, comme j'étais débordééée, je l'ai fait parvenir à monsieur Taylor, mais si j'avais su que ça venait de mon Mask chéri, je l'aurai jamais envoyyyyé.

Cette fille allait le rendre dingue. Et ce niveau de decibel c'était dangereux.

-Quatrième photo je vous prie.

Honnêtement, il ne pensait pas que la chose allait se résoudre comme ça, peut-être attendait-il un indice, un petit quelque chose! La tâche de peinture était là, il la voyait depuis le guichet où était posé l'ordinateur, il voyait aussi la porte du coffre fort, ouverte. Mais c'était tout ce qu'il y avait à voir! Il n'y avait personne sur la photo. Cette affaire se compléxifiait.
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Adrian Andrews
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MessageSujet: Re : Comme un air de déjà-vu   Dim 18 Jan - 17:48

La dernière petite phrase d’Angela sur l’ordinateur ne marqua pas Adrian qui entendit à peine sa remarque. Mais les inspecteurs se jetèrent presque sur sa collègue lorsqu’elle eut prononcé ces mots. L’ordinateur avait « lâché » Angela ? En fait, elle était juste étonnée par le registre des données. Celles-ci indiquaient qui était où et quand à travers la galerie et le sous-sol. Ainsi, elle présenta le registre, et effectivement, il s’avérait très compliqué. Au premier abord, on eut dit que toute la ville était présente ce soir-là, mais finalement, seuls quatre numéros de badge étaient présents, dont celui d’Adrian qui était arrivé après 7 heures.

Adrian tentait de comprendre la logique des chiffres, mais à certains moments, elle ne comprenait plus trop quelles directions les personnes présentes prenaient…
Ainsi, à 21h30, quelqu’un (1254687) est entré à Lordly Tailor vers 21h30 et s’est alors dirigé vers la salle de surveillance. Puis 1237869 est entré 16 minutes plus tard. Mais ce n’est pas 1254687 qui était sorti de la salle de surveillance, c’était 1237256. S’était-il caché dans la salle ? Ou accompagnait-il le numéro 87 ? Le coffre avait alors été ouvert une première fois. Puis une succession de déplacements de 56 et 69 avaient été enregistrés. Adrian essaya de déchiffrer la liste. 56 sortit de la galerie à 22h08 tandis que 69 était maintenant dans la salle de surveillance. Mais 69 revint à 22h28…. Alla dans la salle des employés, et 56 alla dans la boutique de souvenirs. Tout cela en évitant de se croiser… Et ces opérations se répétèrent plus ou moins : Adrian ne savait pas ce qui se passait cette nuit-là, mais on aurait dit que deux personnes jouaient à cache-cache en allant vers la salle de surveillance puis en faisant un détour par la boutique de souvenirs et la salle des employés. Puis finalement le coffre fut ouvert à 1h du matin… Ce serait donc 56 qui aurait ouvert le coffre à ce moment-là.
Puis les chiffres repartaient dans le même sens avec les mêmes allers-retours. Mais vers 4h15, les deux individus firent les mêmes déplacements, se seraient-ils croisé ? L’un aurait poursuivi le voleur, soit 69 suivait 56 ? Mais 56 disparut, et 69 recherchait vraisemblablement 56 à travers toutes les salles de la galerie. Puis il sortit vers 6h43. Quelle nuit agitée !

Adrian voyait les choses un peu plus clairement désormais. Alors qu’elle s’amusait à comprendre les va et vient du registre, Angela avait expliqué à Saneada comment tout ceci fonctionnait. Celui-ci constata à son tour rapidement que 56 disparut sans crier gare. Puis Angela affirma que Larry Butz, l’agent d’entretien, devait passer vers 4h du matin pour le ménage. Est-ce que c’était lui le numéro finissant en 69 ?

Puis l’avocat analysa les photos qui avaient été prises lorsque le coffre eut été ouvert. Sur les deux premières, on pouvait voir Monsieur Taylor qui vérifiait que tout était en place. Son numéro de badge était donc un des deux premiers. Le 87 ? Adrian n’était pas sûre, c’était 56 qui était dans l’entrepôt au moment où le coffre était ouvert. Ce serait donc lui le badge en 56 qui avait fait tous ces déplacements dans la nuit ? Mais alors qui était le 87 ? Il se pourrait que le directeur ait eu possession de deux badges, mais Adrian se dit que c’eut aurait été se compliquer la vie d’en prendre deux. Mais cela aurait pu expliquer le fait que 87 n’apparaissait plus par la suite. Peut-être étaient-ils deux ?
Peut-être aussi que le 69 était celui de Larry, mais pourquoi serait-il venu dès 21h45 ?
Puis Saneada montra la troisième photo : c’était le fameux Mask*deMasque qui apparaissait… Angela avoua alors son admiration pour le personnage et décréta que la lettre adressée à Taylor n’était pas du célèbre voleur. Elle dit alors qu’elle avait vu cette lettre sur son bureau et l’avait envoyé à Taylor. Pourquoi cette lettre aurait atterri sur son bureau ?
Adrian remarqua alors sur la lettre un petit détail… ou un important détail ?

« Chère Taylor… »

Adrian eut le sentiment de découvrir quelque chose, mais elle n’osa pas en parler tout de suite. La lettre était-elle adressée à une femme ? À Angela ?? Le voleur avait-il pour but de lui voler quelque chose à elle ? Cela signifiait peut-être qu’elle était présente ce soir-là, elle aussi… Mais Adrian eut l’impression de divaguer… peut-être que le bonhomme était juste mauvais en grammaire, ou qu’il croyait que Taylor était une femme.

Puis la quatrième photo fut dévoilée : elle était comme la précédente, mais personne n’était présent sur la photo… Comment cela était-il possible ? Quelqu’un avait-il trafiqué la caméra pour qu’elle prenne une photo ? Le fameux 87 ou le fameux 56 qui avaient mystérieusement disparu ?
Celui-ci avait disparu après être entré dans le laboratoire… Il était donc soit resté dedans ; au milieu des outils de restauration dans cette salle isolée au niveau de la lumière et du son et donc difficile de s'y repérer, soit dans l’entrepôt… 68 étant ressorti de la salle de surveillance. Ou alors les portes n’étaient pas refermées et il était revenu en arrière.
Toutes ces conjonctures embrouillaient Adrian qui ne savait plus quoi penser.
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Comme un air de déjà-vu [PV Adrian]

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